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LA DISPARITION DE L’ESSENCE PLOMBEE.

dimanche 6 avril 2003, par Jacques Gillain

L’emploi du plomb tétra éthyle dans l’essence remonte aux années 20 afin prévenir le cliquetis (auto-allumage). L’emploi de celui-ci a permis d’augmenter le taux de compression.



A l’usage, on remarqua que le plomb jouait un rôle de lubrifiant pour les soupapes du moteur, comme un tampon entre les soupapes et les sièges de soupapes. Tout serait pour le mieux si le plomb n’était pas toxique pour les humains, aussi le taux de plomb passa de 0,84gr/l d’essence dans les années ’70 à 0,15gr/l fin des années ’90. On constata aussi que le plomb détruisait les pots catalytiques, ce qui amena à bannir le plomb à partir de janvier 2000. Pour les véhicules anciens, l’essence plombée resta autorisé à concurrence de 0,5% de la totalité de la production d’essence. En Grande-Bretagne la plombée est distribuée dans 150 garages répartis sur le territoire du Royaume Uni. Malheureusement, il n’y a jusqu’à présent aucun réseau de ce type en Europe continentale. L’essence sans plomb n’est néanmoins pas aussi inoffensive que cela. Elle contient du benzène (cancérigène) dans une proportion bien supérieure à la plombée. En plus, elle est fort agressive vis-à-vis des anciens réservoirs et durites d’essences.

Que peuvent faire concrètement les propriétaires de voitures anciennes et plus particulièrement celles équipées de culasses en fonte ?

Dans le cadre d’une utilisation normale (pas en compétition), l’essence sans plomb additivée suffisait amplement. Malheureusement, elle disparut, par décret ministériel, le 1er janvier 2003.

Le problème de l’indice d’octane étant résolu avec la non plombée 98 octane, il reste deux solutions :


 1° Renforcer les sièges de soupapes, quand c’est possible. C’est une opération onéreuse qui est surtout conseillée lors de la réfection d’un moteur.

 2° Les additifs.

En 1999, la fédération britannique des véhicules historiques (F.B.H.V.C.) a testé certains additifs existants sur le marché britannique. Sur les 43 fabricants contactés, seul 12 ont acceptés le test. Il consistait à faire tourner pendant plus de 3 jours à plein régime des moteurs BMC série A (4 cylindres Austin Rover de 850 à 1300 cm³). Ces moteurs sont réputés les plus fragiles aux points de vue de la récession de sièges de soupapes.

Sur ces 12 additifs, 5 seulement ont réussis le test.

 Superblend zéro lead (à base de potassium)
 Readline lead substitute (à base de sodium)
 Castrol Valve Master lead substitute (à base de phosphore)
 Miller VSP Plus (à base de mangananèse)
 Nitrox Remarque : La fédération britannique des véhicules historiques conseille de ne pas mélanger les additifs et de toujours utiliser le même. Une voiture ayant roulé une centaine de milliers de kilomètres à l’essence plombée, devrait garder la mémoire du plomb pendant 10.000 à 15.000 km.

Entre 2000 et 2002, le journal français Gazoline a fait une enquête auprès de ses lecteurs qui utilisaient de l’essence sans plomb non additivée. Dans l’ensemble, en évitant les hauts régimes moteurs, la plupart des lecteurs n’ont pas eu de problèmes majeurs.

Jacques Gillain.


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