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D’IETEREN 1805-1965, les 160 premières années d’une dynastie belge.

Première publication : 23 juin 2003, mise en ligne: lundi 21 mars 2005, par Christian Bouchat.
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D’Ieteren sur les rail du succès. Un train de Coccinelles au départ de Forest en 1966.

La S.A. D’IETEREN, fêtera en 2005 ses deux cents ans d’activité dans le secteur du transport routier, hippomobile au 19ème siècle, ensuite automobile. Grâce à une expansion continuelle, la S.A. D’IETEREN est devenue la plus ancienne société ENCORE en exercice dans le secteur.



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Vue du parc fermé de l’usine de Forest en 1955.

1805 >1832.

Tout commence par l’arrivée à Bruxelles, en plein Premier Empire, d’un hollandais, Joseph Jean D’Ieteren (1785-1832), qui dès 1805 se lance dans le charronnage et le la menuiserie de carrosses au coin des rues du Marais et de la Blanchisserie. Homme talentueux et courageux, il devient rapidement un des plus réputé charron de Bruxelles.

1832 >1857.

Jean Joseph D’Ieteren décède en 1832. Ses deux fils, Adolphe et Alexandre, s’associent en travaillant sous l’appellation D’IETEREN FRERES qui fait une première apparition de près de 25 ans, lorsque Adolphe prend sa retraite.

25 janvier 1857 >1872.

Alexandre ouvre sous l’enseigne ALEXANDRE D’IETEREN un très grand atelier au 106 de la rue Neuve. Cet atelier s’étend au-delà de l’actuel boulevard Adolphe Max et lui permet d’installer une forge et débuter des activités comme la peinture et le garnissage de carrosses.

1872 >1878.

Alexandre D’Ieteren s’associe avec ses deux fils, Alfred et Emile, sous le panonceau ALEXANDRE D’IETEREN ET FILS.

1873. Exproprié lors de la construction du boulevard du Nord, le futur boulevard A. Max, Alexandre D’Ieteren construit le plus important complexe du genre à Bruxelles sur des terrains situés à proximité de la chaussée de Charleroi, où toutes les activités liées à la fabrication des carrosses sont réunies.

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Le propriétaire de cette berline D’Ieteren sur châssis Panhard 1902 était le roi Léopold II.

1878 >1919.

Alexandre D’Ieteren prend une retraite méritée et confie son entreprise à ses fils qui décident de rétablir le label D’IETEREN FRERES.

Vers 1894. Les frères D’Ieteren s’intéressent à un nouveau moyen de transport, l’automobile. Ils seront parmi les premiers à proposer des carrosseries spécifiques Durant une quinzaine d’années, ils habilleront des véhicules hippomobiles et automobiles.

1902. Un personnage important de la société commence son activité professionnelle. Lucien D’Ieteren (1880-1966), fils d’Alfred D’Ieteren sera la clé de voûte de la compagnie jusqu’au milieu des années ’60. Il prendra certaines des décisions les plus difficiles qui ont permis de passer D’Ieteren Frères de la taille de gros artisan à celui d’industriel.

Le savoir-faire de la carrosserie D’Ieteren dépasse les frontières belges. Le succès est tel que les ateliers de la chaussée de Charleroi deviennent à nouveau exigus.

1906. Les D’Ieteren s’installent dans des bâtiments de 4.000 m² situés au 50 de la rue du Mail à Ixelles.

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Publicité D’Ieteren de 1926.

28 juillet 1919 >1931.

A la fin de la Guerre de 1914-18, Albert D’Ieteren quitte la société pour créer sa propre société. Sous l’appellation ANCIENS ETABLISSEMENTS D’IETEREN, une Société Anonyme est créée. L’expansion reprend de plus belle tout au long des années ’20, malgré la mort accidentelle au Maroc de Lucien D’Ieteren. Lorsque la crise de 1929 atteint de plein fouet une activité où une concurrence exacerbée s’installe, la carrosserie D’Ieteren Frères exporte dans le monde entier. La surface de la rue du Mail est passée à 10.000 m² et 700 ouvriers y travaillent.

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Minerva à carrosserie D’Ieteren (vers 1930).

1931 >1935.

Lucien D’Ieteren se lance dans l’importation et la vente des Studebaker, puis décide d’arrêter une activité qui depuis plus de 125 ans fait la fierté de quatre générations de d’Ieteren. Certains pensent que la décision est prématurée.

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Cabriolet D’Ieteren (licence Vizcaya) sur châssis Hispano-Suiza.

1935 >1945.

Lucien D’Ieteren transforme les ateliers de carrosserie de la rue du Mail en atelier de montage de camions et voitures Studebaker. Grâce à cette décision, il parvient à maintenir l’emploi dans ses ateliers.

1936. Pierre D’Ieteren (1912-1975), fils de Lucien entre dans la société, après un long séjour aux Etats-Unis où il s’est initié aux méthodes modernes de management.

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La succursale de Charleroi en 1957.

1945 >1948.

1945. Pierre D’Ieteren est nommé administrateur directeur de D’Ieteren Frères. Le montage des Studebaker reprend à la rue du Mail.

1946. Très rapidement, Pierre D’Ieteren s’investit dans un projet qui sera déterminant pour la société.

Le Foreign Trade relance la production de l’usine de Wolfsburg et cherche des candidats importateurs.

Alors que l’Europe sort de la Deuxième Guerre Mondiale, il peut apparaître inopportun de s’intéresser à l’importation d’un des symboles du nazisme : La Volkswagen, créée par la volonté d’Adolf Hitler de produire une voiture populaire qui soit à la portée de tous les Allemands et présentée en 1938, avec tout le faste des cérémonies du 3ème Reich. Cette voiture ne semblait pas le meilleur choix pour devenir le premier importateur de voitures de Belgique. Et pourtant...

1947. Ouverture de la 1ère succursale à Charleroi.

1948. Ouverture de la 2ème succursale à Liège

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Sans doute la 1ère publicité D’Ieteren pour la Coccinelle. Elle est parue en septembre 1948.

16 mars 1948 >10 février 1954.

D’Ieteren signe le contrat qui lie toujours Volkswagen et D’Ieteren. D’Ieteren devient le deuxième importateur de Volkswagen au monde, après Ben Pon, qui dès 1947, importe 56 VW en Hollande. D’Ieteren s’empresse de rendre les Volkswagen plus attrayantes dans son usine de la rue du Mail et les équipe de pare-chocs et enjoliveurs chromés et de sièges recouverts par des housses plus accueillantes. Le succès est immédiat. En 1948, 969 « Coccinelles » sont importées en Belgique.

22 septembre 1948. L’expansion continue, l’usine de la rue du Mail est trop petite. La solution se trouve à Forest où des dizaines d’hectares sont disponibles le long de la ligne de chemin de fer qui mène à la Gare du Midi. Le 22 septembre, la première pierre de ce complexe de 14.000 m² est posée.

7 avril 1949. Alors que l’usine n’est pas terminée, une Studebaker sort de l’usine. En 1949, plus de 1.000 véhicules sortiront de l’usine de Forest.

La cadence de production de l’usine de Forest est de 10 voitures par jour.

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Publicité D’Ieteren de janvier 1949.

1950. La VW est la voiture la plus vendue en Belgique. Qui l’eut cru, en dehors de Pierre D’Ieteren, bien sûr ?

D’Ieteren débute l’importation des Porsche. Une nouvelle Success-story commence.

1952. Nouvel agrandissement de l’usine de Forest, pour pouvoir accueillir la production de la « Coccinelle ».

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Sortie de la chaine de finition dans l’usine de Forest en 1955.

11 février 1954 > 24 décembre 1966.

La 1ère « Coccinelle » sort de l’usine de Forest. 7.498 véhicules sortent en 1954 de l’usine de Forest.

1956. La 25.000ème VW produite à Forest sort de l’usine.

La 80.000ème VW vendue en Belgique.

1957. La superficie de l’usine de Forest passe à 50.000 m². La cadence de production atteint 120 véhicules/jour.

13 mai 1960. La 100.000ème VW sort de l’usine de Forest.

1963. D’Ieteren achète les Etablissements ALBERT spécialisés dans la location de voitures. Nouvelle activité où D’Ieteren deviendra un des leaders du marché européen.

1965. L’usine de Forest produit 350 véhicules par jour.

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Le bâtiment de la rue du Mail en 1966.

24 décembre 1966.

Le décès de Lucien D’Ieteren est la fin d’une ère pour D’Ieteren. Décédé à 85 ans, Lucien D’Ieteren débute dans la société en 1902 et l’achève en 1965, soit 63 ans d’activité professionnelle !!! Par sa clairvoyance, Lucien D’Ieteren est parvenu à faire passer la production dans les ateliers de la rue du Mail de 25 carrosseries sur mesure pour toute l’année 1920 à 75.000 Volkswagen dans l’usine de Forest en 1965.

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Pierre et Lucien d’Ieteren. Les 4ème et 5ème générations au début des années ’50.

A lire aussi :

"La Saga de la Coccinelle"

"Les VW 1500 et 1600, rencontre du troisième Typ."

"Coccinelle, mode d’emploi"


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