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Rétrofolies de Spa ou Retour(s) aux Sources !

Première publication : 22 novembre 2004, mise en ligne: mardi 16 novembre 2004, par Tom

4èmes Rétrofolies de Spa 21-22/08/2004.



La météo du week-end s’annonçait plutôt mal. De la pluie, de la pluie et... encore la pluie. Et de fait, une pluie bien drue nous a accompagnés tant et si bien qu’à mi-chemin, nous avons décidé de faire une halte dans un de ces restoroutes peuplés de quidams sortis d’on ne sait où. Le temps d’un croissant et d’un café crème, et la pluie avait pris une avance que nous avons eu soin de lui laisser. Nous pensions rencontrer quelque ancêtre sur la route, mais personne en vue. Etait-ce le bon jour ?

Après un petit détour « nostalgique » par Balmoral, où nous avions dignement fêté Noël il y a deux ans à peine (petit retour aux sources), nous arrivons sans encombre à l’hôtel du Wayai que Brigitte, notre charmante coordinatrice du Healey Club, nous a dégoté pour le week-end. Un vrai petit coin de paradis. Un oasis perdu aux fonds des verdoyant vallons spadois.

A notre grand étonnement, une superbe Mercedes 290 de fabrication américaine nous avait devancé quelque peu, tandis que les autres Healey sont arrivées plus tard au compte goutte. Et la pluie de continuer, intermittente...

Après un déjeuner simple mais appétissant, nous descendons sur Spa. Hélas, Jean-Pierre et Françoise ont des ennuis mécaniques et doivent rester en arrière. Une fois passé le barrage filtrant aux abords de la ville, nous prenons place sur le parking que Brigitte nous avait réservé. On bavarde avec l’un et l’autre, on se promène parmi les ancêtres exposés. Soudain, l’un du club suggère de faire un des 3 rallyes proposés par les organisateurs. Va pour le rallye « classique » !

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Notre Austin A30.

Toutes les Healey se mettent en branle sous le regard admiratif des spectateurs. Corine, anticipant la pluie et préférant le confort et la sécurité d’un toit « à la dure », nous fait l’amitié de monter à bord. Alain n’est pas trop vexé. Ouf ! Avec notre petite Austin A30, nous fermons fièrement la marche. Nous voilà partis pour un superbe parcours de 80 kilomètres. Il ne faut pas bien longtemps pour que notre Austin se retrouve en tête du convoi. Allez savoir pourquoi ??? Mais les premières difficultés s’annoncent quand il faut traverser à gué une rivière, que dis-je, un torrent diluvien, après toutes ces pluies. Les voitures « bas de caisse » vont-elles pouvoir passer derrière nous ? Sabine, n’entendant que son courage, descend de la voiture et traverse à pied pour montrer qu’il n’y a pas de danger. Ariane, qui ne perd pas le fil de ses idées, emboîte le pas au volant d’une splendide Healey bicolore, montrant l’exemple aux autres qui la suivent.

Nous quittons les vallées humides pour monter sur les hauteurs du plateau spadois, quand Brigitte nous fait des grands signes ; il faut s’arrêter ou trouver rapidement une station service, car la panne sèche la guette, et par temps de pluie, ce serait plutôt vexant. Par chance, nous avons toujours un bidon d’essence dans notre « grand » coffre. Si ! Si ! C’est difficile à croire, mais c’est ainsi. Brigitte est tirée d’affaire et nous voilà promus « dépanneur attitré ». Faut-il croire que notre Titine inspire la confiance, à moins que ce ne soit le ronronnement de son moteur, mais il me semble avoir aperçu dans le rétroviseur notre accompagnatrice succomber quelques fois aux appels de Morphée. Qui lui en jetterait la pierre ?

Plus loin, après quelques détours improvisés, le convoi fait escale à Stavelot, le temps, croyions-nous, de jeter un coup d’œil sur l’abbaye complètement restaurée, qui par ailleurs abrite un musée de l’automobile. Mais pris par le charme de cette petite ville bien sympathique, nous décidons de prendre une collation bien méritée. Qui d’une soupe à l’oignon, qui d’un bouillon OXO, qui d’une bière de la région. Requinqués, nous reprenons la route et traversons de grandioses paysages baignés d’un soleil bas aux rayons jaunes d’or intense, comme avant un orage. Bien vite la pluie nous rejoint et nos essuie-glace de nous lâcher à nouveau. Jamais deux sans trois (ndlr : référence à la Balade des 10 Châteaux organisée par Oldtimer Plus les 17 et 18/04/04). Dans ces conditions et de commun accord, nous coupons court et mettons le cap sur Spa. Là, comme de jeunes coqs fiers de leur engin, chacun y va de son moteur rugissant et ouvre son capot à qui veux y plonger son nez. Ce petit spectacle improvisé et bon enfant ne passe pas inaperçu et attire du monde. C’est ainsi que nous apercevons nos amis Morganistes qui reviennent d’avoir fait le « Grand Circuit ». A peine le temps de refaire le monde autour d’un verre d’élixir de Spa et il est temps de filer à l’hôtel où nos sympathiques amis du Healey Club ont pris l’apéritif sans nous, mais nous ont attendus pour passer à table, non sans nous charrier au passage. Les places à table se disposent de telle façon que nous avons l’occasion de faire plus ample connaissance avec les uns et les autres.

Après une nuit réparatrice et un agréable petit-déjeuner, chacun va briquer sa voiture. Les hommes surtout, à l’exception de Brigitte et Sabine. C’est qu’il fait soleil et il y aura du monde en ville. Faut qu’ça brille !!!

A Spa, nous admirons les voitures exposées, dont la Mercedes 290 de nos amis italiens de la veille, une Austin A35 verte et une autre beige. Ce faisant, nous rencontrons Bob des Légendes, organisateur du Rallye du même nom et membre du Jury du Concours d’élégance (concours où nous étions inscrits, mais classé sans suite, faute de nouvelles des organisateurs). Plus loin, c’est le tour de Luc Scournaux, journaliste automobile dans différents magazines spécialisés.

Comme la journée s’annonce belle, l’un des membres du Club propose de faire le Grand Circuit. Laurence, Willy et tous les autres embrayent sur l’idée. Le parcours s’avère des plus compliqué.

Au programme : démarrages en côte, tournants dangereux sans visibilité, pentes raides, petits chemins caillouteux. Cela relève plus du défi ou de l’exploit, que de la balade champêtre. Notre petite Austin souffre, et nous aussi. Au hasard des chemins (mais est-ce bien un hasard ?), nous arrivons en un lieu qui ne nous est pas inconnu : La Reyd ! C’est exactement là que les freins de notre Titine avait lâché le 1er mai 2004 lors du Rallye Fantôme. Le voilà le grand retour aux sources, avec un parfum de revanche. L’affront est essuyé ; notre Austin peut rentrer à Spa la tête haute. Elle a fait ses preuves ; elle n’a plus rien à démontrer. Du moins, c’est ce que nous croyions...

De retour à Spa, nous tombons sur un autre membre du jury du concours d’élégance et apprenons que nous figurons bien sur la liste des finalistes, mais que nous sommes déclarés « absents ». Là, il y a un twist !!! Comment ça « absents ? », mais notre Austin est là. En un coup de téléphone et deux coups de cuiller à pot, le problème est arrangé. Nous participerons au défilé final prévu dans une demi-heure à peine. Mais il va falloir improviser un sketch pour présenter la voiture et nous n’avons rien prévu. Avec le support d’un couple d’amis nivellois rencontrés par hasard et l’aide de quelques accessoires prêtés par le Radison où nous étions attablés, nous mettons au point notre petit numéro. La tension monte. Soudain, le micro annonce les participants au défilé.

A partir de ce moment, tout se précipite : Sabine abandonne son assiette, court prendre le volant et se met dans la suite du cortège ; nous sommes les derniers à passer. Je la rejoins en cours de route, le temps de prendre congé de nos amis et de finir mon verre de vin. On repasse le script en revue une dernière fois. Nous sommes sur le tapis rouge. C’est à nous. Je descends de la voiture, en fais le tour pour ouvrir galamment la porte à Sabine. Je déploie une couverture. Sabine s’y allonge, telle une vampe. Je sors les verres et sers un petit rosé qui nous reste de la veille. Nous levons notre verre à l’adresse des organisateurs. Le temps que je fasse un petit plein (il me restait encore un peu d’essence de la veille), Sabine lit une B.D. de l’Agent 51. Zut, il va pleuvoir ! Sabine ouvre le parapluie des Légendes et moi la carte routière pour voir où aller. On remballe le tout et on prend congé sous les applaudissements du public et le commentaire amusé des organisateurs.

Yes ! On l’a fait ! Ouf, quelle folie !

Nous rejoignons nos amis du Club Healey et commençons seulement à décompresser d’une telle tension. Cool...

Plus tard dans l’après-midi, les résultats sont proclamés, mais rien concernant l’Austin A30. Sabine se désespère un peu ; moi, je n’y croyais pas vraiment. On l’a fait pour le fun ! On est prêt à partir quand tout à coup nous entendons notre nom aux haut-parleurs. Nous avons remporté la coupe du Président, pour le scénario ! Sabine devient excitée comme jamais. Frénétique, même. On se calme ! On repasse sur le tapis rouge ; le Président himself descend de la tribune pour faire la bise à Sabine, pendant que je reçois les différents prix, dont une coupe imposante et deux bouteilles de vin. Comme Sabine ne désexcite pas, je l’emmène au Casino prendre une dernière boisson (grâce aux tickets de Brigitte). Champagne, tant qu’à faire ! Et c’est sur cette note de bulles légères que se terminent nos exploits à Spa. Un retour aux sources, qui fera date dans les annales !

Merci à Brigitte et aux organisateurs pour l’excellente organisation de ces 4èmes Rétrofolies de Spa et à tous pour ces bons moments passés ensemble.

Longue vie au Club.

Sabine et Bruno Van Geyseghem - Austin A30


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