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Monte-Carlo historique 2OO5... la vie est belle !

Première publication : 18 février 2005, mise en ligne: mercredi 28 septembre 2005, par bob

Le Monte 2OO5 s’est terminé comme dans un rêve, ceux dont on sort abasourdis et dans lesquels on voudrait retourner au plus vite, tant cette vie là, si proche encore, était fantastique.



Cette année encore, nous avions décidé de partir de REIMS qui constitue le meilleur point de départ pour ceux qui veulent prendre le risque de faire « la grande boucle » avec la voiture en partant de Belgique et, si possible, en y revenant.

De plus, la ville de Reims accueille ses participants avec chaleur et classe... grand dîner offert le Jeudi soir et réception au Champagne à la Mairie juste avant le départ Vendredi soir !

Il faut bien gérer tout cela car le parcours commun n’est pas de la petite bière.

Alors que cette année, il se terminait directement à Vals les bains sans enchaîner tout de suite les fameuses étapes de classement de l’Ardèche, il nous imposait quand même de rester pratiquement 38 heures sans dormir avant d’enfin récupérer dans la nuit frigorifique Ardèchoise.

Personnellement, j’aime le principe du parcours de concentration, même s’il peut paraître fastidieux et crevant de rouler toute une nuit et une bonne demi journée, juste pour se mettre en jambes.

Cette année, les conditions climatiques annoncées étaient mauvaises, pourtant, à part un froid piquant, nous ne rencontrâmes aucune difficultés particulières au cours de ces 9OO kms à travers les Vosges, le Jura, la Bresse et enfin l’Ardèche.

Roulant sans assistance, nous avions décidé dès le départ de mettre les clous afin d’éviter la galère d’un changement de roue improvisé le long d’une route et dans la tempête... merci, on a déjà donné !

Pourtant, l’idée n’était pas bonne et, arrivés à Vals les bains, nos braves clous étaient déjà bien entamés et totalement inutilement.

La nuit, dans une chambre d’hôtel glaciale comme une tombe fermée depuis l’été n’a pas été très bonne, on a bien grelotté sous les tristes couvertures...

Dimanche 3o Janvier

Les choses sérieuses commencent, il est très important de bien se classer au cours de ces quatre étapes de classement car elle donneront l’ordre de départ pour le reste de la course.

La rumeur court « les routes sont sèches », à nouveau, c’est tout faux et dans le fameux Burzet, Freydaret et Labatie d’Andaure, nous rencontrons pas mal de neige et de glace.

Particulièrement dans l’étape de Burzet - Col de Joux, les routes sèches succèdent à la neige et à la glace.

La descente du col de Joux est purement géniale, étroite, sinueuse et complètement enneigée et verglacée.

C’est là qu’on voit qu’entre la voiture et le ski, il n’y a guère de différence, ce sont deux sports de glisse !

Evidemment, comme toujours, c’est dans les difficultés qu’on rattrape d’autres voitures et nous ne manquons pas à cette mauvaise habitude.

Il nous fallut dépasser une grosse Subaru d’ouvreurs mal intentionnés et une Alfa GT rien que dans la descente du col de Joux, autant dire qu’après ces frottements contraints , c’est la « recherche du temps perdu ».

Nous limitons quand même les dégâts et nous finissons par nous classer trente deuxième après ces quatre étapes, c’est pas mal mais on aurait pu faire mieux.

Lundi 31 janvier

Nous repartons donc dans l’ordre du classement, vingt deuxième en réalité car nous avons choisi les moyennes rapides et une dizaine de voiture, classées devant nous, partent dans le deuxième peloton en ayant choisi les moyenne « lentes ».

Dès le départ, nous filons vers Saint Jean en Royans et la fameuse étape du col de l’Echarasson, considérée par beaucoup comme « le grand juge ».

Cette route de l’Echarasson étant une route forestière n’est jamais déneigée, elle monte très fort au début et se termine par une belle descente assez sinueuse entre les murs de neige.

Nous partons trente secondes derrière John Buffum, ce qui est une bonne chose car il y a peu de chance qu’on rattrape ce champion Américain et sa Barracuda.

Effectivement dans cette étape, personne ne nous a gêné, la Volvo s’est déchaînée et nous n’avons commis la moindre faute.

De travers en travers, ce fut un superbe ballet.

Après l’arrivée nous fûmes bien étonnés d’apprendre qu’on avait fait le ménage dans cette étape en faisant le meilleur temps absolu ce qui, en l’occurrence, s’assimile quasi à un scratch.

Dire que la Suédoise et son équipage n’était pas peu fières de cette performance serait mentir.

De plus, d’un seul coup, nous remontions de 2O places au classement général et nous prenions la première place de notre catégorie, la vie était belle !

Il y avait encore trois étapes spéciales à faire dans la journée. Elles étaient très belles mais beaucoup plus faciles.

Leurs noms claquent comme des oriflammes « Saint Nazaire le désert, col de Pommerol, Vitrol », le temps était superbe... pas le moindre nuage dans ce grand ciel bleu .

Au total, il y avait eu quand même près de 14O kms de spéciales au cours de cette journée qui se terminait dans les hautes Alpes à GAP où le vin chaud bouillonnait sur de grands feux de bois en nous attendant.

Mardi 1er Février

Nous nous rendons déjà vers Monaco qui se dore au soleil à 35O kms au pied de son rocher et de ses buildings.

Nous faisons encore deux étapes de classement, assez longues mais qui ne modifient rien à notre classement « Col de Garcinet, Trigance ».

Nous traversons les Alpes de haute Provence et les Alpes maritimes pour atteindre Monaco, la belle et la sophistiquée.

Nuit du Turini

La fête n’est pas finie, au contraire, la cerises sur la gâteau se pose tout doucement au dessus de cette gélatine.

Dès 2OH15 ,les premières voitures s’élancent vers la montagnes et ses pièges.

Le « TURINI » reste quand même un grand morceau, même quand les conditions climatiques sont bonnes.

Il faut y aller « godasse » et la VOLVO, toujours sur ses clous de plus en plus arrachés, se vautre tant qu’elle peut dans les multiples épingles à cheveux.

Il y a quelques plaques de verglas mais rien que pour l’anecdote.

Par contre le passage au sommet dans le crépitement des flashs a quelque chose d’hallucinant, bref instant de foule et de bruits, avant la plongée de l’autre côté dans le désert minéral et la nuit froide.

Les trois étapes de la nuit sont très rapides et s’enchaînent sans répit.

Après le Turini, c’est SOSPEL et enfin LODA qu’on annonçait comme un autre grand juge avec sa glace en final sur plusieurs kilomètres.

Et là, la rumeur avait raison. La première partie des 4O kms de spéciale n’arrête pas de tourner entre les rochers mais sur une route quasi sèche et puis, à la fin, comme pour clôturer ce rallye sur un coup de panache, près de IO kms d’une petite route forestière non déneigée terminent la fête.

Ca glisse très fort car c’est de la vraie glace, une ou deux voitures sont déjà sorties dans les trous.

Nous rattrapons quelques voitures et finissons la spéciale derrière Michel Dartevelle qui joue avec sa « TT » comme avec une ballerine dans la glace.

L’étape se termine sans freins, dans une odeur de brûlé mais nous sommes toujours là, heureux et en nage.

Seul un rocher gardera la trace « du baiser léger de l’Amazon » qui s’y est gentiment frottée.

Il fallait bien que cette cabotine laisse sa trace en ces forets !

Et voilà, la fête est finie, Monaco encore désert nous attend, une dizaine de voitures sont rentrées, nous abandonnons la belle sur le port... demain est un autre jour.

Pendant plusieurs heures encore, la montagne va cracher ses voitures, chacune sortant de son aventure comme d’un moment délicieux ou infernal qu’il faudra raconter longtemps au coin du feu, quand on aura le temps... plus tard.

Après la remise des prix et une petite nuit à « l’Ermitage », palace des palaces, nous rentrerons en Belgique après plus de 4.000 kms parcourus à travers la France.

L’Amazon n’aura réclamé que 1,5 litres d’huile, un peu d’essence et beaucoup de notre amour, à quarante ans bien sonnés, elle piaffe déjà dans son garage !

En route pour de nouvelles aventures ?

Raymond Collignon.


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