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Boucles de Seine, boucles de peine.

Première publication : 18 janvier 2006, mise en ligne: mercredi 11 janvier 2006, par Raymond COLLIGNON

Quand la Seine se noie, les Belges gagnent !



. Après Rasteau, (Ndlr : lire l’article de Raymond sur les Rondes de Rasteau) la Seine et ses boucles, sa lumière brumeuses, ses chalands qui passent en crachant leurs fumées noires, cela change... où est le soleil, où sont les relents d’ail ?

En arrivant à Gaillon près de Rouen vendredi après midi, nous ne savions pas ce qui nous attendait ,le pire, le meilleur, le n’importe quoi...

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Le magasin ATAC, on a quand même un numéro !

Cela commence mal, la BM, faisant ce qu’elle peut sur l’autoroute arrive à 16H 3O sur le parking d’un magasin « ATAC » aussi impersonnel qu’une cour de prison, les premières voitures sont déjà en train de partir, il est vrai que nous devions arriver vers 16H au plus tard !

 « C’est pas grave, collez vos numéros et suivez les voitures, on n’a plus de road book ! » Le jeune homme qui représente l’organisateur omni absent a l’air désolé.
 « D’ailleurs cela ne compte pas, c’est juste une mise en jambe, suivez les autres... »

Nous, on veut bien se mettre en jambe, mais sans savoir où on va, c’est quand même difficile.

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Les concurrents attendent...

Nous suivons donc une Alfa puis une Escort puis une Alpine, au hasard de nos envies et de notre instinct, le seul point commun de ces belles voitures étant le numéro sur leurs portes et leurs valses hésitations dans la grande obscurité !

En plus, cela semble difficile... la nuit tombée, les voitures s’envoient dans tous les sens, de ballons en ballons, de culs de sac en culs de fermes. Dans la voiture, cela râle ferme mais nous finissons par en rire... c’est vraiment la première fois qu’on fait un rallye de nuit sans road-book, sans savoir où on va !

Les miracles, cela existe, après près de deux heures de cette errance, nous finissons par terminer cette étape d’enfer « qui ne compte pour rien ».

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Dans l’aubre froide, André DENISOT donne ses instructions

D’ailleurs, personne ne nous a donné le départ et, pire, personne n’est à l’arrivée !

En cherchant bien dans l’hôtel de la Bertelière qui constitue apparemment l’arrivée, nous finissons par trouver André Denisot, l’organisateur. Il semble aussi perdu que nous, crie à tout va que de « toutes façons, cela ne sert à rien puisque tout va se jouer dans la huit de Samedi à Dimanche ! ».

Le personnage est hors norme, casquette à l’envers, lunettes fumée, pantalon de cuir, une dégaine de cow-boy et la gouaille Française...

L’excellent repas est animé par le "GO" Denisot lui-même beaucoup plus à son aise dans son rôle de comédiens, il fait son show, parle, virevolte, discute de tout, sauf de son rallye, il annonce déjà le « Maine- Perche » en disant que lui sera vraiment bien !

Sans savoir ce que l’on fera vraiment le lendemain, nous allons dormir dans notre hôtel à quelques kilomètres de là. Inquiets comme tous nos petits compagnons nous commençons vraiment à nous poser la question de savoir dans quelle galère on s’est fourré !

Samedi 1O/12/O5 Que la fête commence !

A l’église de Saint Martin du Vivier, après avoir gratté les voitures plus givrées que nous, nous assistons à un nouveau show du maître Denisot. Nous comprenons enfin qu’il est quasi seul pour organiser son rallye...il nous confie à une équipe extérieure ( organisateurs du rallye Jeanne d’Arc)) qui nous fait savoir que eux, ne s’occuperont que de la nuit, de nouveau cette « fameuse nuit » où tout va se passer !

En attendant, il faut bien rouler pour faire quelque-chose.

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Les Boucles de Seine

Nous recevons notre premier Road-book, un « fléché mètré » bien fait qui nous mène à travers une très belle campagne vers Amfreville. C’est bien dommage que sur un itinéraire si beau et avec un road-book si bien fait, il n’y a pas un seule contrôle de passage ni même de vrais contrôles horaires.

Le "GO" Denisot nous attend à Amfreville avec quelques centaines d’huîtres que nous devons ouvrir et un buffet d’anthologie, il a même prévu deux guitaristes de jazz qui anime le repas comme des vrais « Djangos ». C’est une fois de plus là qu’il se transcende l’ami André, il essaie de faire plaisir à tous comme dans un grand club Med itinérant mais il oublie que le vrai jeu c’est le rallye ...

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Les musiciens de jazz animent comme ils peuvent.

L’après-midi, les équipiers sont laissés dans leur jus, trois médiocres photocopies de cartes Michelin, un peu trafiquées traînent sur les tables, il suffit de tirer son plan pour trouver l’itinéraires.

Les plus courageux, les plus fous, les plus téméraires, s’appliquent, à quatre pattes, les autres, déjà dégoûtés, abandonne et s’en retournent chez eux... ils auront tort.

Nous évidemment, nous faisons partie du premier groupe, de toutes façons, on n’a pas le choix, on est venu de loin pour faire ce rallye et nous attendons la fameuse nuit en nous disant que tout ne peut pas être mauvais en cet homme complètement dingue, capitaine de notre radeau à la dérive, nous essaierons de nager si, par malheur, l’embarcation avait la mauvaise idée de couler.

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Au-delà du capot, les Boucles de Seine, superbes

Finalement, l’itinéraire est une fois de plus superbe, difficile, original mais quasi sans contrôle, sans vraie structure. On en profite pour tirer une bourre avec une Audi Quattro et une Alfa GT, c’est toujours cela de pris, la BMW s’amuse quand cela n’arrête pas de tourner !

Arrive enfin la « fameuse nuit ».

Après un repas, une fois de plus parfait à Vieux Villez, nous nous retrouvons au départ d’une vraie étape, avec des vrais contrôleurs et un vrai road-book.

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Les voitures embarquent sur le bac.

Les flics nous regardent démarrer en souriant, tout à l’air brusquement « normal » dans ce monde de fous.

Nous sommes lâchés de minute en minute dans la nuit glaciale, cela devient du rallye comme on les aime.

Après quelques kilomètres, nous arrivons, oh surprise devant un vrai départ de spéciale !

Le chronométreur refroidit tout le monde
 « Attention, cela glisse, il y a du verglas partout, les feuilles mortes sont gelées, soyez prudents, cela ne vaut pas la peine de se casser la figure ! »

Effectivement, au premier freinage, nous comprenons, la brave BM tire tout droit et seule la pédale de gaz et le vivifiant moteur nous tire de la mauvaise situation en mettant la bavaroise à l’équerre.

Il n’y a pas le choix, il faut prendre l’initiative, mettre les gaz ou se traîner misérablement !

De toutes façons, ce n’est pas très long, 5kms et 7 épingles plus haut, toutes bien glissantes et nous passons plein tube devant le contrôle final.

 « Tout s’est bien passé, on doit être bon... » Adrien est rassurant !

2okms plus loin, André Denisot lui-même, se dresse dans nos phares, il est frigorifié et s’y prend à plusieurs reprises pour appliquer sur notre feuille de route le cachet du seul contrôle de passage du rallye.

Finalement, reprenant la carte Michelin, nous terminons cette étape de nuit sans trop de problèmes.

Nous venions de faire un peu de rallye, il était temps !

Enfin, nous nous couchons heureux, la BM aussi ronronne sous sa couverture.

Dimanche 11/12/O5 la fin du jeu.

Le lendemain, tout le monde se retrouve à la mairie d’Isseauville.

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Une Porsche fleurte avec les bâteaux à HONFLEUR.

Comme nous ne dormons pas au même hôtel que la joyeuse troupe, nous ne connaissons pas la « bonne nouvelle ».

 « Vous n’avez pris que deux secondes dans l’étape de nuit... elle avance votre voiture sur le verglas ! »

Je ne sais pas s’il y a lieu d’en être fier mais effectivement, nous avons pris la tête de cet étrange rallye, laissant derrière nous une quarantaine de voitures dans ce fameux tronçon ou personne n’est passé dans les délais.

Il ne nous reste plus qu’à aller vers Honfleur en empruntant le bac sur la Seine à Duclair.

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Les coupes sont prêtes, DENISOT aussi.

Les falaises blanches nous regardent, le soleil, timide au début, perce la brume, la BMW victorieuse finit son aventure en se posant comme une grande dans le vieux port d’Honfleur.

Nos amis Français viennent nous féliciter, c’est effectivement une victoire pour la BM d’Automag, ne boudons pas notre plaisir !

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La BMW Automag, victoire !

André Denisot. Non Jeff t’es pas tout seul !

Nous avons quitté Honfleur en abandonnant sur le port un homme seul et critiqué.
 « Non Jeff t’es pas tout seul ! »

Tu sais tracer un rallye, tu connais la région, tu as un sens de l’organisation des fêtes et des repas extraordinaire mais tu ne peux pas faire tout tout seul mon pauvre ami !

Une bonne équipe autour de toi, l’esprit plus clair, moins encombré de fumées diverses, de chagrins peut-être et tu arriveras à faire un « Maine - Perche » dont tu rêves, amusant, sportif et convivial, on essaiera d’être là pour t’aider, si TU le veux bien...

Par contre, su tu te plantes à nouveau sur les « détails essentiels » qui font qu’un rallye est un rallye, c’en sera fini, tu auras raté ton coup et pour longtemps !

 « Courage Jeff, t’es pas tout seul ! »

On se reverra au « Maine - Perche »...

Raymond Collignon.

 Rallye Maine-Perche Historique, les 21/22 et 23 avril 2006. Au départ de Mortagne-au-Perche, arrivée à Bagnoles de l’Orne (61).Déjeuner du samedi dans la salle des gardes su Château de Carrouge. ES de nuit samedi soir.
 Fiche d’inscription au Rallye Maine-Perche.

Renseignements :
 Rétro Rallye Sport
 BP 613
 27 136 Verneuil sur Avre - Cedex
 André Denisot - Tel : 06 70 11 66 68
 Email : a.denisot@retro-rallye-sport.com
 Website : www.retro-rallye-sport.com


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