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Monte Carlo Historique 2OO6 - Drames et plaisirs.

Première publication : 17 février 2006, mise en ligne: dimanche 19 février 2006, par Raymond COLLIGNON

Monte Carlo Historique 2OO6 - Drames et plaisirs.



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Reims la Champenoise.

C’est de Reims, l’opulente Champenoise, que la Volvo d’Automag avait une fois de plus choisi de partir pour cette nouvelle édition du Monte 2OO6.

Pour ceux qui aime être reçu et vivre la « belle vie » avant l’aventure glaciale, Reims est certes la meilleure ville de départ.

Barcelone, Turin, Monaco, Copenhague n’organisent guère de grandes fêtes en l’honneur de ces voyageurs d’un autre temps alors que Reims, grande ville de tradition automobiles, met les petits plats dans les grands pour les satisfaire.

Réceptions à la mairie avant le départ, repas offert par la ville, Champagne pétillant dans les coupes, tout y est...

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Georges colle les numéros à REIMS, AUTOMAG est prêt à partir !

Et puis, il y a aussi la passion automobile qui vibre dans toutes rues, traîne dans le moindre bistrot, envahit les regards des élus locaux qui parlent de leur ancien circuit comme d’un joyau dont il ne reste que quelques débris de bétons mais qu’ils restaurent maintenant à grands frais.

Une fois de plus, la météo est mauvaise. Sur la carte de France, un gros pavé orange apparaît sur le Sud Est... l’Ardèche, la Drôme, le Var, les Alpes de haute Provence sont en alerte « orange », le terrain de jeu du Monte est étouffé par la neige !

Après les contrôles divers et une longue attente, nous démarrons vendredi 27/OI vers 2OH. Il y a foule dans les rues, les gens applaudissent, protégés derrière de très sérieuses barrières Nadar.

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Les équipiers peaufinent l’itinéraire avant le départ.

Une centaine de voitures quittent Reims avec nous, en route pour la montagne, la neige et ses pièges !

Cette année, nous avons un petit numéro, le 37, car le team des pneus Suédois GISLAVED dont nous faisons partie a regroupé ses voitures de façon à ce qu’elles ses suivent dans les spéciales ...

La route est bonne pour ce début de concentration, nous arrivons sans problèmes à Langres qui grelotte quand même à -5° et se couvre d’un fin manteau blanc.

Il est déjà près d’une heure du matin, nous avons parcouru 3OOkm par monts et par vaux.

Nous nous testons un peu sur la neige lors d’un ou deux passages dans des petits cols, tout va bien, la voiture tient bien et se met à l’équerre juste pour le plaisir !

Après Langres, nous filons sur Dole dans le Jura, il fait de plus en plus froid.

4 heures du matin, nous atteignons Dole, les gens de Copenhague nous y rejoignent, ils ont déjà parcouru plus de 1.2OOkm. Ils ont l’air en pleine forme, ils sont fous ces Nordiques qui ne nous regardent même pas !

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Bourg-en-Bresse, les premières neiges.

5 heures, nous quittons Dole. Il y a de plus en plus de neige sur les petites départementales qu’il nous faut parcourir jusqu’à Bourg en Bresse.

Noyée sous plus de 5Ocm de neige, la ville des poulets est presque bloquée. Ils n’ont pas beaucoup l’habitude de la neige dans ces coins, rien n’est déneigé, tout grelotte !

Dans le splash splash et en envoyant des grandes gerbes noires dans tous les sens, nous filons sur la bande gauche vers Fleurs.

Là, nous mettons les clous pour prévoir les étapes du lendemain qui permettront les premiers classements.

C’est la galère, nous nous énervons, le Crick glisse, la voiture se vautre, mais qu’est ce qu’on fait là à se geler les main dans ce bled ?

Le parcours de concentration joue parfaitement son rôle, il faut crever les hommes et les mécanique, juste pour le plaisir, un plaisir d’organisateurs sadiques pour des concurrents masochistes !

Fatigués et énervés, nous atteignons Saint Etienne où se réunissent en principe toutes les voitures pour attaquer le tronçon commun.

En principe seulement car nous apprenons qu’une partie des amis qui avaient choisi le Sud comme point de départ ne nous ont pas rejoints.

Ceux de Turin et de Monte Carlo sont arrivés très difficilement en jouant dans des conditions dantesques, ceux de Barcelone sont carrément perdus.

Bloqués à Millau comme des milliers d’automobilistes Français, cette partie du rallye est arrêtée entre les camions de travers, les voitures au fossé et les congères que soufflent le vent !

Pour nous, il est temps de nous reposer, il y a quand même plus de 27 heures que nous ne dormons plus... une chambre, un lit et le reste on s’en fout !

29/OI/O6 les étapes de classement :

Très tôt, il faut repartir. Les amis de Barcelone ne sont toujours pas arrivés, nous nous demandons comment les organisateurs vont classer ces pauvres qui n’auront même pas le droit de faire les étapes de classement.

La première, Saint Félicien, fait 33Km et est très enneigée et verglacée.

C’est le premier contact réel avec nos pneus et avec une neige un peu « soupe » couvrant souvent de la vraie glace.

Sans état d’âme, nous y allons à fond les manettes.

Au début, cela se passe bien, mais, au fur et à mesure de l’accumulation de ces paquets qui giclent dans tous les sens, la voiture est de plus en plus difficile à conduire, elle glisse très fort de l’avant, ce n’est pas de l’aqua-planning, c’est de la « neige-planning », nos pneus sont excellents mais trop larges pour cette soupe qui les engorge.

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Après une longue courbe à droite, la VOLVO est au trou.

Et tout cela finit mal, dans une longue courbe à droite, la voiture s’échappe de l’avant puis finit par se mettre de travers... trop tard. La VOLVO se met le derrière dans le tas de neige des bas côtés, elle est douce comme de l’ouate mais nous garde emprisonnés.

C’est foutu, la Suédoise ne veut pas repartir ni en avant ni en arrière, elle patine, fume, gueule mais ne bouge pas d’un iota.

Georges est sorti, il s’est précipité pour pousser. Il tire la tête... il voit que nous ne pourrons pas repartir seuls. Moi, je suis coincé au volant, ma porte s’appuie dans le neige et est impossible à ouvrir, je reste sanglé mais cette ridicule sécurité ne sert évidemment plus à rien.

En plus nous bloquons la route, l’avant de la voiture est resté sur le chemin... les autres ne pourront pas passer.

Je vois Georges courir dans tous les sens il crie tout seul : « Ho ho, on est sorti ! » et là haut, miracle, des voix répondent... il y a de la vie dans l’Ardèche profonde, des gens se précipitent, descendent de la colline avec des pelles à la main !

Les autres concurrents arrivent, ils s’arrêtent à temps car l’omniprésent Georges gesticule dans tous les sens pour les stopper. Malheureusement, ils ne savent pas passer, le rallye est arrêté derrière nous !

Des riverains d’un hameau proche arrivent me dégagent, ouvrent ma porte, creusent le mur en face pour laisser passer les autres voitures, tentent de soulever la voiture sans qu’elle ne bouge d’un centimètre.

Goutte à goutte, les autres voitures repartent, c’est dommage pour elles mais nous ne savons rien faire, le mal est fait, nous présenterons plus tard à ces amis d’infortune nos plus plates excuses !

Un gros tracteur agricole, venu du hameau proche, attirés par nos cris arrive a contre-sens de la spéciale.

Avec une facilité déconcertante, il soulève avec son bras hydraulique la Volvo qui n’en demande pas tant pour s’arracher du fossé.

Tout tourne tout fonctionne, un coup de gaz, un coup de frein pour les tester et nous filons à nouveau, à fond les mannettes, mais la queue entre les jambes... merci aux amis Ardéchois, sans eux, nous serions toujours à attendre la fonte des neiges !

Nous rattrapons une partie du temps perdu, nous ne pointons qu’avec une vingtaine de minutes de retard à la fin de la spéciale, c’est foutu pour le classement mais nous sommes toujours là, il y a un Dieu pour les fous !

Il se confirme que la voiture n’a rien, pas la moindre gratte, pas le moindre enfoncement, c’est vraiment miraculeux.

Nous avons conscience que c’est mal parti mais nous nous doutons bien peu de la suite de l’histoire.

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Après la sortie de route, nous repartons, la route est très vicieuse.

La journée continue sans passion, nous nous appliquons sans trop y croire, les étapes sont superbes, enneigées et glissantes, nous nous méfions de plus en plus de la soupe car, visiblement nos pneus un peu larges préfèrent la glace.

Trois étapes se suivent, Saint Bonnet, le Cheylard et le petit Tournon au total une petite centaine de kilomètres très sinueux qui détermineront le classement du lendemain et l’ordre de départ.

Nous nous classons chaque fois en bon ordre mais, arrivés à Valence, nous retrouvons quand même 228 ième... il faut savoir être humble, c’est cela la vie d’aventurier, ça passe ou ça casse et quand ça casse on est mal...

Demain c’est l’Echarasson et toute sa glace qui nous attend en premier, tout peut encore basculer, s’arrêter dans un trou, il faut maintenant rester sur la route, rouler sans pression pour le fun et le plaisir.

Les Belges font un beau tir groupé, Dewinter-Sussot, Dartevelle-Grezzani, Laval- Dozot, Paisse-Maquet, Fraikin-Lareppe, Brison-Berque et Lopes-Lambert se retrouvent tous dans les vingt premiers classés.

L’ambiance est euphorique dans la petite colonie, hélas, les choses vont changer.

Lundi 3O/OI/O6 encore du plaisir.

Très tôt le rallye repart dans l’ordre du classement. Finalement, comme nous avons choisi les moyennes rapides nous repartons 136 ieme, en réalité, nous sommes classés bien plus loin puisque les « moyennes basses » partent derrière.

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Jean-Pierre NICOLAS, une légende vivante au volant de son ALPINE.

Un règlement du Monte Carlo prévoit en effet, après la première journée de choisir une catégorie haute ou basse de moyenne. Compte tenu de l’état d’enneigement des étapes, l’idée de choisir les moyennes basses n’est certainement pas stupide puisque le classement final se fait en mélangeant les deux classes.

Sur de très longues étapes de plus de 6Okm, la différence en temps imposé peut passer à plusieurs minutes ce qui est loin d’être insignifiant quand on, sait que le classement peut se jouer à quelques secondes.

Déception à l’Echarasson, il est en partie déneigé. Mais où s’arrêtera cette France bourgeoise, elle qui dégage même maintenant les routes forestières qui ne mènent à rien ?

Finalement, le sommet et la descente se font quand même sur glace, on reprend du plaisir... nous faisons le septième temps dans cette étape mythique que nous avions gagnée l’an passé et qui est remportée cette année par la Porsche d’Alain Lopes.

Pour une fois, Alain ne s’est pas sorti dans cette étape, la Porsche lui va sûrement mieux que la mini sur la glace !

Les trois autres étapes de la journées sont très longues et dépassent toutes les cinquante kilomètres. Il n’y a qu’en rallye de « régularité » que l’on peut se payer de si longues et si belles folies sur routes ouvertes.

Il faut dire que les riverains sont en général enthousiastes, et qu’il est plus que rare de rencontrer ici les regards courroucés que l’on peut quelques fois rencontrer au long des routes de nos rallyes Belges.

C’est en tous cas très gai et comme la journée est longue, nous faisons la dernière étape de SIGOYER dans le noir.

Nous sommes dans les Alpes, nous nous approchons de Gap, il y a un peu de brouillard dans les fonds, la route glisse mais c’est finalement plus amusant de nuit car, dans les phares, on voit mieux les ornières, on devine mieux les pièges, notamment ce fameux « verglas noir », le plus vicieux.

L’arrivée à Gap est toujours très compliquée, la ville s’engorge avec le rallye, les voitures rentrent au compte goutte dans le parc fermé, heureusement il y a le vin chaud traditionnel sur feu de bois pour réchauffer les cœur et apaiser les nerfs.

Dans le clan Belge c’est vraiment la joie Dewinter, Laval, Dartevelle, Lareppe, Brison, Lopes sont dans les onze premier au général, près de 6O% de réussite.

Ne parlons pas de nous, mais nous sommes quand même très contents de notre longue journée, nous avons remonté exactement quarante places.

Mardi 31/OI/O6, la chamboulement !

Nous sommes déjà le dernier jour. Nous savons qu’il va être sans limite avec son Turini en apothéose, la neige annoncée partout, les derniers pièges et leurs ultimes surprises.

Rien n’est jamais joué avant le dernier tour de roue, nous allons en faire une fois de plus l’expérience.

La première étape, Sisteron La Planas est réputée comme très difficile. Sur le site internet des organisateurs, à 22 H, elle était toujours annoncée comme annulée et puis, une heure plus tard, la décision a été prise de la faire malgré tout.

Nous étions très contents car c’est une étape « pilotage » où, normalement on peut faire la différence.

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Le rallye est bloqué dans SISTERON, comment peut-on passer ?

Malheureusement quand nous y arrivons enfin, dans le cœur du peloton, alors que la Volvo grimpait très bien les épingles super enneigées, nous sommes bloqués dans une file de plus de 15 voitures. Impossible de passer, il y a plus de cinquante centimètres de neige et la route est très étroite dans une forêt de sapin.

Nous sortons même de la voiture en attendant que cela se débloque. Jean-Charles Garot arrive derrière nous avec sa mini, il râle comme nous mais ce juriste pondéré croit, comme d’ailleurs mon équipier Georges, que les organisateurs vont annuler cette étape « tirage au sort » trop « injuste » pour être maintenue.

Moi, je savais déjà qu’ils n’annuleraient pas car au Monte, il faut vraiment que cela soit grave pour ne pas être considéré comme fait de course.

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Une "traction" bloque les propulsions, le monde à l’envers !

Après plus de 2O minutes, le bouchon se dégage, c’est d’autant plus râlant que nous redémarrons comme des fleurs... la Mustang avec ses larges pneus qui nous avait bloqués n’avait vraiment rien à faire là !

Nous sortons de l’étape à la file indienne. Pour nous, cet épisode bien malheureux n’est finalement pas trop grave...pour les premiers, il en sera tout autrement !

Lorsque nous arrivons à Monaco, après la très belle spéciale de Toudon, c’est la révolution !

Tous les premiers, dans un autre peloton que nous ont été aussi bloqués, prenant à leur tour les fameux 2O.OOO points de pénalité forfaitaire que nous encaissons d’ailleurs aussi.

Malgré toute leur insistance, les plaintes, les menaces, l’organisateur reste inflexible, appliquant son règlement à la lettre.

Evidemment cela chamboule tout, ceux qui ont eu la chance de passer au bon moment, dans le bon créneau, même en prenant des pénalités importantes font la bonne opération.

Jean-Jacques COMPAS, qui n’en demandait pas temps, passe avec sa 914 de 81 ème place à la première !

Nos Belges « vedettes » dégringolent tous au delà de la centième place... par contre nos amis Mondron, Denève et Pat Lambert font le bond en avant en se retrouvant dans les seize premiers, beaucoup de chance pour certains et pas du tout pour les autres !

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SISTERON c’est reparti, il y a vraiment beaucoup de neige.

Monaco, en général si calme sous ses matelas de billets, gronde de partout, ce n’est plus une rumeur, ce sont des cris « Nous ne repartirons pas, nous boycottons le rallye ! » Les Belgo-Liégeois aux tempéraments de feux sont prêts à bloquer l’épreuve...

Lorsque la nuit tombe, il y a foule sur le port. Une à une, les voitures sont lâchées vers la montagne enneigée qui grelotte à quelques kilomètres à peine de cet idyllique port de paillettes artificielles.

Les premiers tiennent parole en se limitant cependant à s’arrêter après avoir passé le podium animé par un speaker imperturbable qui parle de ces Alpine, Alfa, Lancia de légende et décrit la « nuit du Turini » comme un enfer d’où ne reviennent que des héros fatigués.

Exit donc Paisse, De Winter, Laval, Brison, Lareppe et d’autres que j’ignore.

Quand à nous, nous partons, évidemment moins déçus et plus « de Coubertin », la vie continue.

Au niveau du plaisir et de l’aventure, bien nous en a pris. Cette nuit du Turini fut la plus belle, la plus glacée, la plus glissante que nous ayons connue...

Le col de Braus est sous 5ocm de neige, à l’attaque comme des bêtes, pour le fun, nous nous y vautrons une fois de plus dans un paquet de neige en dépassant des concurrents plus prudents.

Après quelques marche avant et arrière hasardeuse, la Volvo repart quand même, cette fois nous avons un peu plus de chance.

La descente du col est surréaliste, nous dépassons plus de IO voitures, les piquant au freinage des épingles, leur faisant l’extérieur comme en circuit, est ce bien raisonnable, d’autant plus que cela ne sert à rien, à part de remonter une vingtaine de place au classement ?

C’est dans la dernière que nous prenons le plus notre pied, le passage au sommet du Turini, toute la montée et la longue descente sont sous la neige et la glace. Il y a des spectateurs partout, même dans les endroits les plus cachés, c’est la fumée des feux dans les phares qui indique leur présence fantomatique.

Lorsque nous revenons à Monaco, complètement en nage dans cette Volvo aux odeurs de freins et d’huile, nous nous rendons compte que pas mal de voitures ne sont pas encore rentrées.

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Arrivée à la GRANDE BLEUE : le contraste !

Exit Jean-Charles Garot et Gilbert Lodomez avec lesquels nous nous étions tiré des bourres d’enfer, un rail trop près du bord à arrêté leur élan dans l’avant dernière spéciale, la Mini puait l’essence après la sortie de route et ils ont préféré ne pas repartir, pas mal d’autres disparaissent aussi ou reviennent plus tard dans la nuit qui les crache au compte goutte.

Nous faisons une bonne opération puisque cette folle nuit nous permet de remonter une cinquantaine de places au général.

Sur le port, nous respectons les traditions et enfilons quelques bières, malheureusement, l’ambiance n’y est pas, les « guindailleurs » habituels ne sont pas là, ils boudent dans leurs chambres de palace.

Ont-ils eu raison ?

Je comprend leur déception car c’est vraiment injuste que la moitié du rallye soit pénalisée lourdement alors que l’autre ne l’est pas, simplement parce qu’elle a eu la chance de passer au bon moment ou derrière la bonne voiture lorsque la route était libre dans une étape « tirage au sort ».

Par contre, je peux admettre que l’organisateur applique strictement son règlement, considérant qu’un fait de course est un fait de course, même s’il est tellement énorme qu’il en devient une « injustice » de course.

J’ose seulement espérer que la même décision aurait été prise si d’autres pilotes avaient été dans la tourmente, il ne faut évidemment pas deux poids deux mesures lorsqu’on en arrive à une telle rigueur.

En 1973 un fait identique s’était passé au Burzet, à l’époque et pour l’anecdote, pour éviter la révolution, l’organisateur avait proposé à ces rebelles l’engagement gratuit pour l’année suivante.

Pas de chance... l’année suivante le rallye n’eut pas lieu, crise de pétrole oblige !

Bis repétitat, l’histoire se réécrit, à quelques détails importants près...

Bravo en tous cas au Champenois Compas qui remporte ce rallye avec son excellent équipier Buhot et aussi aux rescapés « Belges » Luc Denève- Jean Pierre Veil, Jean-Pierre Mondron- Freddy Mack et surtout à notre petite Pat Lambert qui avec sa rutilante équipière Ecossaise Philippa Inglis remporte la coupe des dames, c’est cela que l’histoire gardera en mémoire.

Lors de la remise des prix dans l’incroyable salle des étoiles devant un parterre de pilotes devenus pingouins dans leurs smokings, Michel Ferry a dit dans un discours improvisé que nous avions vécu le « plus beau rallye de Monte Carlo de ces trente dernières années ».

C’est vrai, il a raison, ce rallye a été formidable, dommage évidemment pour l’arrière goût amère qu’il laisse dans la bouche d’une multitude.

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Avec nos amies Suissesses TWAITES (PORSCHE 911), nous fêtons notre participation sur le port, exit TURINI et autres aventures.

Le sport automobile reste le plus aléatoire de tous, la mécanique, la chance, décident... le talent n’est qu’un des petits ingrédients faisant monter cette lourde mayonnaise.

Moi, en tous cas, j’ai encore en tête, venant des limbes, cette phrase prononcée par un symbolique ancêtre : « n’abandonne jamais ! ».

Raymond Collignon.

 A lire aussi : Monte Carlo Historique 2006 : 9ème édition & la Volvo d’Automag dans la course


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