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12 HEURES DES ARDENNES FLAMANDES 2006.

Première publication : 10 mars 2006, mise en ligne: mardi 7 mars 2006, par Daniel PIGEOLET

DANS LE BAQUET DE DROITE...



Après 3 mois passés au chaud, il est temps de rechausser ses crampons pour entamer la saison 2006 des rallyes de régularité et reprendre la plume pour vous conter nos aventures et ...mésaventures. Je ne vous cache pas que cela prend du temps et que quelques encouragements seraient les bienvenus pour m’aider à continuer cette rubrique et à participer aux rallyes belges devenus de plus en plus coûteux. AVIS AUX AMATEURS. RETURN ASSURE.

12 Heures de rallye dans les Ardennes flamandes !

Il fait sec et ensoleillé pour notre voyage à Dendermonde, situé entre Asse et Gand. Une fois tous les 2 ans, la famille de Muynck nous accueille toujours très chaleureusement (heureusement, car il fait un froid polaire) aux Etablissements Holvoet, garage Toyota, dont toute la famille (Emile, Claude...) a écumé les rallyes et circuits de Belgique.

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La famille Holvoet a écumé les rallyes et circuits de Belgique.

6h00 du mat, nous quittons Gesves. Le temps est de la partie, tant mieux, ras le bol de ce temps gris.

7h00, nous commençons fort la journée, nous quittons le ring de Bruxelles une sortie trop tôt. Au lieu de prendre la Nationale, nous traversons Zellik, Wemmel, pour nous perdre je ne sais plus où. Bon, il faut déjà sortir les cartes militaires, retrouver son chemin...pour arriver sur des travaux et une route barrée.

8h00, nous sommes enfin à bon port, pour découvrir les bienfaits d’un vent très vivifiant qui nous coupe littéralement en deux. Les formalités de départ et le contrôle technique sont expédiés sans problème, vite un bon café brûlant pour nous réchauffer. Dominique Holvoet avait bien préparé notre accueil et dans le garage (voir photos) une dizaine d’anciennes Toyota en parfait état nous souhaitaient la bienvenue.

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Une dizaine d’anciennes Toyota en parfait état nous souhaitaient la bienvenue.

9h15, nous quittons vers le centre de Dendermonde pour le briefing et le départ prévu pour nous vers 10H30.

Au fait, j’ai oublié de vous dire que les engagés étaient au nombre 33 en Experts et 15 en Classics. De nombreux Hollandais sont venus rejoindre la désormais peu fournie colonie belge. Nous avons enfin le plaisir de voir démarrer les premiers numéros, pour constater que certains partent à gauche, d’autres à droite pour quitter la place ? Que se passe t’il ? Simplement le 1er signe modifié pour cause de fête foraine. Certains experts repasseront devant nous avec déjà beaucoup de retard. Fort judicieusement, l’organisateur annulera toutes les pénalités.

A notre tour et comme d’habitude, je suis assez nerveux de connaître à quelle sauce nous allons être mangé. Nous quittons vers le sud, en direction de Hofstade, en dessous de Malines, pour atteindre le traditionnel run chez les Pavés Hofman. Il s’agit de parcourir les allées où sont entreposés des pavés de toutes sortes. Le plus rapide gagnera un trophée... un pavé ! Sortie de route interdite sous peine de casse importante. Malgré la prudence (cela coûte une Berlinette) du "grand", nous effectuerons le 3è temps.

8 équipages prennent déjà des pénalités. Il est vrai qu’une petite route cachée entre 2 maisons !!! Nous poursuivons vers le sud par Impe (fléché métré, ensuite toujours non métré, cartes tracées, à tracer et découpées, de toutes les échelles), Zottegem, Waregem, Oudenaerde, route vers l’ouest sur Avelgem, ensuite à nouveau plein sud vers Mont St Aubert, au nord de Tournai.

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Dupan-Devolder : Austin Cooper S

C’est à partir du CH 5 que les choses sérieuses commencent, la moyenne est apparemment peu élevée : 42,75km/h. Les routes sont peu fréquentées, tant mieux, mais fort sinueuses et quelques fois fort cassantes. Tout va bien.

CH 6 à CH 8, la première carte, en noir et blanc, (tiens c’est autorisé çà ?), coupée en deux (attention au raccord), un trait rouge à suivre, moyenne +/-41km/h. RAS pour nous. L’Alpine virevolte de virage en virage, menée de main de maître par Jean-Pol.

CH 8 à CH 9, début en fléché non métré droit pour continuer en carte tracée, en couleur cette fois, mais coupée encore en deux. Il fait toujours aussi beau et cela prête sans doute au farniente. A 2 km de l’arrivée, trompés par une nouvelle route que je ne pense pas être sur la carte, nous ne voyons pas un petit chemin bien camouflé entre deux haies de maison. Badaboum, nous tournons à gauche 100 mètres plus loin, pour nous éloigner du bon itinéraire. Le temps de me rendre compte de ma bévue, grosse comme une verrue sur le bout du nez, un demi tour énergique (hum, hum) ne nous permet pas de rattraper le retard. Bilan lourd : 4’ de retard. Je ne suis vraiment pas content sur moi.

CH 9 à 10, suite de la carte, vigilance maximum, plus d’erreur permise.

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BMW 1600 Pol Fassin et Gérard Helas.

Dan déjoue les pièges, et l’Alpine du « grand » enfile les virages.

CH 11 à CH 12 : 1er Regularity Test (R.T.) à 45km/h de moyenne, avec 2 prises de temps. Depuis le début de la journée, la moyenne n’a jamais été aussi élevée. Attention, il faut être concentré et les yeux en alerte, surtout que le parcours est tracé en fléché droit non métré.

Juste avant le premier flash, un tronçon en terre assez mauvaise, nous retarde quelque peu, la Berlinette n’est pas un tracteur : 1’30 de retard. "Allez, Jean-Pol, il faut rattraper le retard concédé". Il n’en demandait pas plus, l’Alpine non plus. Nous réalisons le meilleur temps, à peine 10" de retard à la 2è prise de temps. Cela va sûrement compenser la boulette (mais non pas celle de St Nicolas) du CH 9. Mais une autre alerte inquiète le proprio de la voiture : la jauge à essence est dans la boite à gant. Heureusement, un arrêt est prévu dans quelques kilomètres. Mais, qu’est-ce qu’elle boit la bête : 25 litres au 100. Glups !

CH 13 à CH 15, encore une carte au 1/50000è, mais cette fois, à tracer par nous même en reliant des lieux de passage matérialisés soit par une flèche, soit par un point. Interdiction bien entendu de se croiser. Juste avant l’arrivée du CH 15, nous hésitons, car dans un petit contournement dans les campagnes, nous voyons un contrôle de passage...installé en sens inverse. Arrêt, discussions avec Jean-Pol : le chemin que nous prenons est le plus court, donc nous ne le notons pas. C’est sûrement pour les Experts. Erreur ! Le numéro 8 est un point et non une flèche, donc c’est la distance la plus courte pour rejoindre le point qu’il faut choisir, donc venir dans l’autre sens. Et un CP dans le sac. Heureusement, tout le monde y fautera.

CH 15 à16, nous pensions que ce serait une formalité, avec l’arrivée pour le repas de midi (en fait, il est 14h30), mais la carte au 1/50000è est vraiment petite et le passage par le Mont de la Trinité et arrivée à Mont St Aubert fait des dégâts. Plus d’un s’y perdra, avec à la clé, des CP manquants.

Après 150km, les hommes et les machines ont faim et soif. Il est temps de faire un break.

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MGA coupé de Wilssens-Van Overschelde.

Juste avant de repartir, le classement Classics est enfin affiché : nous sommes quand même 1ers, devant Munda-Lauffs à 300 points et Henry-Thirion à 400 points. Je n’y croyais pas du tout, vu les deux erreurs de ce matin. Roger Munda est le seul à passer dans les temps, mais rate 2 CP. (voir classement ci-dessous).

En Experts : 1er Dolk-Rorife, 2è Lux-Gilsoul et 3è Gielen-Mathy. Rien que du beau monde. Citons la malchance de Reuter-Noelanders, collision avec un concurrent hollandais ayant fait demi-tour ( ???) et Delhez-Vandevorst, le câble de batterie ayant fondu.

Le rythme et les virages augmentent.

15h47, départ pour la 2è section (CH 17). Nous quittons vers l’est en direction de St Sauveur au sud de Renaix, Mainvault, Rebaix, Ghislenghien, puis vers le sud sur Soignies et Braine le Comte et son célèbre bois de la Houssière.

Au moment de sortir du parking du restaurant, un combi de la Police nous bloque le passage et interdit tout départ. Discussions avec la direction de course et Jean-Pol qui explique qu’il s’agit d’un rallye de régularité à 40km/h de moyenne. Après quelques minutes de palabres, nous sommes enfin libérés pour"foncer" vers le CH 18, 17km en 25’, soit 40,46 km/h de moyenne. Vous voyez bien que nous n’avons pas menti aux policiers, même si en perdant 5’ au départ, la moyenne réalisée pour éviter une pénalisation a été quelque peu plus élevée.

CH 19 à CH 21 tout se passe à merveille dans un parcours très sinueux, mais fort dégradé à certains endroits. Les routes ont encore" trinqué" avec ce rude hiver qui n’en finit pas.

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Devos-Van Dolder, MGB GT

CH 22 à CH 23 : carte au 1/50000è, tracée et longue de 20km. Moyenne : 43,33. Le rythme et les virages augmentent. Entre Rebaix et Papignies, le tracé à suivre est en réalité une ancienne route. La topographie actuelle est tout à fait autre, le temps de s’en rendre compte et 1’ de plus au compteur. Décidemment, cela ne veut pas sourire aujourd’hui. Ce n’est que le début.

CH 23 à CH 24 : départ de l’RT2, tout en fléché non métré. Le départ se donne dans le hangar des Ets Finec ; sol bien lisse, les pneus crissent au démarrage. Il n’en faut pas plus pour "exciter" le grand, qui en rajoute. Départ bien en ligne, sortie du hall deux fois vers la droite. Jean-Pol ne donnera qu’un coup de volant : tout se fera en glisse, sous les applaudissements des spectateurs et des concurrents ébahis. Demandez à Pol Fassin et Gérard Hélas (BMW) qui nous suivaient. Du grand art, spectacle à tous les étages. Il faut dire que la Berlinette n’en demande pas mieux, surtout quand on sait la conduire. Nous ne le savons pas encore, mais cela va nous jouer un vilain tour. Le parcours se déroule sans incident, le double passage dans le zoning de Ghislenghien est réalisé sans faute. Au CH 24, à Gondregnies, je constate que mon trip m’indique une distance inférieure d’exactement 1km sur le trajet renseigné par l’organisateur. Je questionne Camille Thirion (Volvo 544) qui me confirme la bonne distance. C’est la catastrophe. Nous avons donc réalisé l’ RT avec 1km en moins, donc nous avons roulé trop vite, soit 1’26" d’avance et 172 points de pénalité.

Les affaires sont en baisse. Nous ne savons pas pourquoi le trip a failli, il faut croire qu’il n’a pas apprécié la démonstration du départ. Il va falloir contrôler pour la suite du rallye et surtout réparer ou c’est la fin des haricots. Déception assurée.

CH 24 à CH 25, rien à signaler, mais c’est avec un très grand soulagement que nous constatons le fonctionnement normal du trip. Ouf ! Par contre, la bête a de nouveau soif et il est heureusement prévu de ravitailler à la sortie de Soignies au CH 26 où les concurrents sont une fois de plus accueillis par la Police. Fort heureusement, le contrôleur en place, Jean, est aussi commissaire pour la Fédération, il peut produire tous les documents nécessaires pour calmer la maréchaussée.

Nous repartons en carte au 1/20000è à tracer et avec seulement le point de départ et d’arrivée. Tirez votre plan ? Cependant, en suivant le chemin le plus court, cela devient un jeu d’enfant qui piègera quand même 8 équipages sur les 12 restant en course au CH 27. Vous voyez, il faut toujours rester très attentifs.

Nous approchons Braine le Comte et les routes me deviennent familières, pour avoir organisé avec Thierry Demortier, le Rallye Infernal en mai 2005. Cela va devenir une formalité. Mon œil !

CH 27 à CH 28, fléché non métré droit, moyenne 45,21km/h. La région est truffée de petites routes très étroites et surtout sinueuses. La montée en force du rallye se poursuit, cela n’est pas pour déplaire à Jean-Pol qui n’attend qu’une chose : envoyer la godasse de droite... que je pousse accidentellement quelques fois avec mon pied gauche ??? L’habitacle de l’ A110 est assez confiné. Nous roulons à allure soutenue (fond de 4è) dans les campagnes, bien entendu, j’annonce un carrefour à droite et houps, surprise, juste après un sommet, coucou je suis là. Pas de panique à bord, JPH donne un coup de frein, place l’Alpine, coup de volant et rentre la 1ère (si,si, boite à crabots) et nous sortons du changement de direction sans problème. Je suis ébahi de la dextérité de mon pilote. Ma question : "Comment as-tu fait çà ?" Réponse très calme : "l’expérience". Eclats de rires dans l’habitacle. Chapeau Popol.

Sommes nous déconcentrés, toujours est-il qu’à deux signes du CH 28, endroit que je connais sur le bout des doigts, nous jardinons allègrement. Un T à gauche pernicieux nous envoie dans les choux. Je ne comprends pas, puis tilt, viiiite retour au canal. Oui c’est bon, le contrôle est là. Pointage en catastrophe. Bilan : 5’ de retard et 340 points en plus.

Que s’est-il passé ? Je vous l’ai dit, je connais l’endroit très bien et je me suis inventé un piège. Explication : au T à gauche, je me souvenais avoir vu un panneau d’interdiction, pour cause de chemin de halage. Et bien, ce panneau a disparu. Il suffisait de tourner et j’aurais pu voir le bon chemin. Ha, si j’avais regardé la carte en page suivante. Je peux vous dire que je me suis maudit et excusé auprès de mon coéquipier. Allez, le rallye n’est pas fini, loin de là, nos adversaires peuvent aussi fauter. On se concentre et on y croit, moi pas de trop.

La crevaison dans le noir !

CH 28 à CH36 : 37km en carte tracée au 1/50000è, découpés en 7 tronçons. Il va y avoir du sport. Ce sont les mêmes routes que le Rallye Infernal (voir plus haut). Go, on se ressaisit. Feluy, Bornival, Monstreux, seront avalés sans autres formes de procès, lorsqu’ à la sortie de Monstreux, la voiture commence à louvoyer. Que se passe-t’ il ? Cela se rétabli, peut-être des ornières sur le tronçon de grand route. Il fait noir à présent. CH 32, les 5km sont fait en 6’ au lieu de 7 et JP a le temps de voir ce qui se passe : nous sommes crevés à l’arrière gauche.

Nous passons le contrôle pour changer la roue, ce qui n’est pas une sinécure. Il fait noir, la route est très étroite, fossé très profond à droite et les autres concurrents doivent passer. Les sièges de la Berlinette sont munis d’appuie-tête, il faut donc démonter la lunette arrière (système à clips), sortir la roue de secours, atteindre le cric et la clé attachés derrière mon siège et puis remettre tout en place. Vu la place disponible, cela prend du temps de bien ranger, pour ne rien prendre sur la tête au premier freinage. J’ai oublié de vous dire que depuis le CH 28, la voiture roule sans gros phares et l’éclairage intérieur coupe par intermittence. La m.... quoi !

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SAAB 99 Descamps-Fusillier

Le tronçon CH 32 à CH 34, CH 33 supprimé, fait 6,56km, 9’, moyenne 43,73. Malgré la grosse attaque, heureusement, il n’y a aucune agglomération, nous arrivons 8’ en retard (544 points). C’est avec soulagement que nous atteignons Braine et le célèbre" Café Chez Torine" où un break de 25’ nous est accordé. Juste le temps qu’il faut pour requinquer hommes et machine 175km de plus au compteur), qui malgré les efforts de Jean-Pol, ne retrouvera par tout l’usage de ses phares.

Le classement publié voit Henry-Thirion nous dépasser, mais nous conservons la 2è place, malgré notre contre-prestation et nos malheurs. Rien n’est perdu, mais il faudra un gros faux pas des 1ers.

Dernier secteur, rien n’est perdu, mais c’est pas gagné non plus.

Dernier secteur qui va nous ramener vers Dendermonde via l’ouest, Rebecq, le nord-ouest, Enghien, Ninove, et Erpe-Mere. Il reste 110km à parcourir.

CH 38 à CH 39, fléché non métré droit et dernier RT à toujours 45km/h. Difficulté supplémentaire, nous devons effectuer nous mêmes le départ, 12’ après avoir quitté Braine le Comte, à un endroit indiqué dans le road book. Je ne me souviens pas avoir jardiné, mais le bilan est encore lourd : 90 points à l’ RT et 2’ au CH. Malgré cela, le moral revient, car nous avons vu nos adversaires, mais néanmoins amis, partir dans une mauvaise direction. Effectivement, ils prendront plus de 1000 points à cet endroit.

CH 39 à CH 40, début en fléché métré orienté. Tiens l’organisateur deviendrait-il raisonnable ? Que nenni, la page suivante nous plonge dans 4 petits morceaux de cartes éparpillés et découpés de façon à ne laisser apparaître qu’un ruban d’à peine 1cm de large. R.A.S.

CH 40à CH 41, à nouveau une carte au 1/50000è, à tracer de flèche en flèche ET en laissant toujours la flèche à droite, selon un petit "drive left of arrows" indiqué. Cà passe bien.

CH 41 à CH 43, fléché non métré et quelques pièges dans lesquels nous ne tomberons pas, comme l’équipage Fassin-Hélas qui effectue une remontée extraordinaire de la 12è place à midi, et ... dans lesquels vont plonger les autres concurrents. Le sourire est de mise dans l’Alpine, mais de combien ont-ils fauté ?

La voiture consomme toujours autant et à 20km de l’arrivée, nouvel arrêt pour remettre de l’essence. Jean-Pol a peur que la pompe électrique ne déjauge. Effectivement, en remettant en route, le moteur toussote quelques fois, mais cela va aller. Nous attendons notre heure de pointage tout en bavardant gaiement et en refaisant le rallye avec des "si".

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La Simca Aronde de Van Nes-Peen, terminera contre un arbre !

CH 43 à ARRIVEE, 20km de notes littéraires métrée et moyenne de 44,38km/h. Nous qui pensions à un retour calme, mon œil ! Une croix avec une boule en bas et une flèche à gauche devient : CàG. Et ainsi de suite. Vous ne visualisez pas à l’avance une quelconque forme des lieux.

Au moment de passer le contrôle, le moteur ne démarre pas. Après plusieurs tentatives, silence total. Râlant, si près du but. Vite la trousse à outils. Heureusement il y a l’éclairage public. JP regarde aux connections électriques, voit du côté des carbus (Weber 45), vérifie les durites d’essence. Tout semble bon. Est-ce la pompe qui a rendu l’âme ? Démontage de la durite d’arrivée d’essence. Je tiens le tuyau hors du capot moteur, Jean-Pol remet le contact et le liquide providentiel est bien là. Mais la pompe n’émet pas son tic-tac habituel. Euréka, en coupant le contact lors de l’attente au CH, sa main a heurté l’interrupteur de la pompe. Le temps de l’enclencher, de redémarrer, nous avons perdu 3’40". Inutile de vous dire que l’avion jaune a survolé la route, fort heureusement très calme.

Jusqu’au bout nous aurons eu des aventures, puisque le CH d’arrivée est situé dans un restaurant accessible par un petit chemin caché entre deux haies, chemin que nous ne verrons pas de suite. Le temps de faire demi tour et encore 1’ envolée. Bof, nous ne sommes plus à cela près. La 2è place, c’est déjà très bien.

Il est 22h37, nous sommes crevés (je vous invite à faire un tour dans cette magnifique et véritable voiture de course, groupe IV de 1968), je n’ai plus de voix et nous avons soif. Mais quel pied toute la journée. Je ne sais pas ce qu’il faut dire : des routes pour cette Alpine ou l’Alpine pour ces routes. En tout cas, je peux vous dire que ce fut le rallye le plus dur auquel j’ai participé depuis longtemps. Je ne puis que féliciter la famille De Mynck, qu’ils continuent comme cela.

Nous nous installons à table pour nous sustenter en compagnie des trois 1ers du classement, mais dans quel ordre ? D’abord boire et ensuite manger, puis discuter gentiment en compagnie de Willy Lux et Nicolas Gilsoul (deux coéquipiers émérites en rallyes modernes, même si Willy a roulé il y a quelques années), les vainqueurs en catégorie Experts.

Le classement est affiché et Camille Thirion vient vers moi en me donnant la main, ce qui veut dire que nous sommes premiers. Grâce à notre régularité, mais que faire d’autre dans un rallye de régularité, nous avons repris notre bien de midi. 2è Joël Henry et Camille Thirion, revenus rouler en Belgique après avoir conquis la France, ont trop fauté dans la dernière ligne droite. 3è Pol Fassin et Gérard Hélas qui sont revenus de "dieu le vauvert". Bravo à eux.

Classements Experts et Classics en annexe.

Journée bien remplie à tous les points de vue, il est 02h00 du matin lorsque nous quittons Dendermonde et il sera 04h30 lorsque je me coucherai à Ciney.

Allez les jeunes, l’aventure c’est l’aventure.

Prochaine épreuve :
 le Tour du Hainaut, au départ de Ham-sur-Heure. Renseignements : Marcel Fusillier ou TDH Organisation

A vos commentaires S.V.P., le site doit être vivant !

A bientôt et bonne route.

Daniel Pigeolet


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