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La montagna è bella !

mercredi 28 juin 2006, par Raymond COLLIGNON

Rondes de Saint martin Vésubie.

9 - IO et 11 juin 2OO6



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La Grande Bleue à la sortie de la montagne

En arrivant là-bas, il y la grande bleue qui vous prend à la gorge, avec ses rochers qui plongent dans l’eau limpide, ses villes branchées, ses chaudes folies ... pas loin, dès qu’on la quitte, c’est le Mercantour, Saint Martin Vésubie et ses montagnes, les deux mondes se frôlent mais ne cohabitent pas !

D’un côté la côte, les plages, les boites de nuit, les nanas basanées jusqu’à tous les bouts et de l’autre, la montagne avec ses vaches qui montent aux alpages en faisant tinter leurs cloches, ses grands silences des nuits froides, l’eau qui dévale en cascades, la neige aux sommets qui ne veut pas s’en aller malgré l’été...

C’est là, dans ce décors parfait que Jean-Pierre Di Rosa et ses amis organisent depuis IO ans déjà la « Ronde de Saint Martin Vésubie ».

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Jean-Pierre DIROSA attentif pendant le briefing. Le rallye est encore long

Un rallye à cheval sur la France et l’Italie qui parle les deux langues et se dédie purement à la montagna, la vraie, la dure, celle avec ses routes aux épingles à cheveux multiples, ses gouffres non protégés par des rails sécurisant, ses larges espaces peuplés seulement de bouquetins et de marmottes.

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José LAREPPE et Freddy PAUL, heureux avant le départ ?

76 voitures étaient engagées, elles furent finalement 69 à prendre le départ.

Le « gratin » européen de la régularité sportive est là , Français , Italiens, Monégasques, Espagnols et... Belges prêts à en découdre avec leurs BM, Lancia, Alfa, Porche, Opel, Simca, Alpine, Innocenti, Autobianchi, Renault etc...

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l’Ascona de José Lareppe reçoit ses numéros de portières

Le niveau de préparations de toutes ces belles est parfait et c’est toujours impressionnant de les retrouver rassemblées avec un numéro sur leurs portes, à l’attaque de ce décor si sauvage.

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Contrôle technique pour la bavaroise du Team Automag

Le clan Belge en outre de notre équipage Automag était constitué de deux grosses pointures, des légendes vivantes des rallyes toujours aussi passionnées malgré les années qui passent.

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CHAVAN - Joseph LAMBERT : Les légendes au départ

CHAVAN - Joseph LAMBERT alignait une très jolie Fiat Spider 124 qui allait s’avérer bien fragile et José LAREPPE et Freddy PAUL leur hyper rapide OPEL ASCONA bien connue.

VENDREDI 9/O6/O6 Cela démarre fort

Dès 14h le rallye s’élance.

On commence fort, ni plus ni moins que le fameux TURINI du Monte, plus de 2Okms, 937 m de dénivelé à la montée, pente moyenne 8,2 % avant une descente vertigineuse vers Peira Cava.

Le passage mythique au sommet du Turini est décevant quand on le compare à celui du dernier Monte Carlo de nuit, celui-là, sur la glace, entre les murs de neige et de spectateurs, le même endroit est bien triste en été, verdoyant, ensoleillé, vide de monde, touristique comme un poseur de carte postale !

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Chavan se fait plaisir sur les petites routes de l’Ardèche

Ensuite, nous enchaînons cinq spéciales toutes les unes plus montagneuses que les autres dont la plupart ont été parcourues par le grand voisin Monégasque, nous n’avons pas beaucoup le temps de respirer et de refroidir nos freins qui sont mis à rude épreuve dans tous ces enchaînements.

Le col des Blanquettes est particulièrement surprenant avec sa route très bosselée à travers une forêt rocheuse et sauvage qui surplombe soudainement la Méditerranée, Menton, l’Italie, la belle vie fugitivement aperçues... puis qui remonte vers le col de Castillon de nouveau en pleine montagne.

Les étapes 4 et 5 sont longues aussi, particulièrement la dernière qui nous ramène après près de 5O kms de spéciale et les passages des cols de l’Orme, l’Ablé, Saint Roch et Loda vers Saint Martin que nous atteignons en fin d’après-midi.

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la BMW du Team Automag

VENDREDI SOIR ETAPE DE NUIT

Après un rapide et agréable repas à l’hôtel de la châtaigneraie, nous repartons pour une belle étape de nuit autour de Saint Martin.

Les conditions climatiques sont impeccables, la nuit est « limpide », cela ne nous convient pas puisque c’est en général dans le mauvais temps que nous faisons nos meilleurs résultats.

Ne gâchons cependant pas notre plaisir l’étape de Pélasque indiquée par Michelin sur sa carte comme « parcours difficile et dangereux » est finalement tortueuse mais facile comme d’ailleurs celle du « Belvédère du saut des Français » qui suit directement.

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Ascona attaque !

Rien que la dernière spéciale fait à elle seule 56,77 kms, il est plus que nécessaire de ne pas se laisser distraire aussi bien au niveau du pilotage qui ne permet pas beaucoup d’erreurs qu’à celui de la navigation qui demande aussi une grande précision car si les changements de direction ne sont pas légion, il ne faut quand même pas les rater et la moindre erreur se paie cash. De même pour les vérifications régulières des moyennes qui imposent à l’équipier une concentration extrême surtout quand, comme Adrien, on travaille avec des simples tables « à l’ancienne », chapeau en tous cas !

Après Sainte Blaise, dans cette obscurité trop facile, nous rejoignons Saint Martin, il est pas loin de minuit.

Une ou deux bières avalées avec les Belges et quelques amis Français au bar de la Châtaigneraie et nous filons vite nous coucher, la journée de samedi est annoncée comme très longue.

Nous ne sommes pas contents de nous car au jeu des mini secondes on n’est pas les plus forts d’autant plus que les moyennes sont relativement faciles et « adaptées » aux difficultés du terrain, ce n’est pas un rallye pour les tordus ni les fêlés. Certaines moyennes sont plus basses qu’au Monte sur les mêmes routes, mais sans neige... ah quand on est fous, on devient vite nostalgiques !

En plus, on ne sait pas très bien comment mais nous sommes même arrivés à passer avec 21 secondes d’avance à St Roch, comme l’avance compte double, c’est évidemment le coup de bambou pour le classement.

Samedi IO/O6/O6 Le voyage en Italie...

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Adrien Felot prépare ses notes pour la journée

A notre grand étonnement, nous repartons I7ème mais nous apprenons que les étapes de nuit ne sont pas comptabilisées...

Tout au long du rallye d’ailleurs ce sera le flou artistique au niveau du classement plus fait, hélas, de rumeurs que de vraies publications !

Les Espagnols dominent, il faut dire qu’ils sont très nombreux sur la route comme piétons et touristes mais en dehors des voitures de course. Comme le rallye n’est pas vraiment secret, il y peut-être là un lien de cause à effet, ceci sans aucune médisance. Il faut en tous cas reconnaître que le précision de navigation des Ibères est extraordinaire...s’ils ne font pas de reconnaissances et s’ils n’ont pas d’ouvreurs, chapeau, s’ils en ont, dommage...pas plus de commentaires à ce sujet !

Nous démarrons par une RT en direction d’Isola 2OOO par le col Saint Martin, en route pour l’Italie en passant par les très belles gorges de Valabres.

Nous passons la « frontière » par la col de la Lombarde à 2.35O mètres d’altitude, ah l’Italie, ce n’est pas pour les « petits ! »

Là haut, les routes des crêtes sont très étroites et très dangereuses d’autant plus qu’elles sont fréquentées à la fois par une multitude de cyclistes totalement fêlés, de motos sportives et quand même de quelques marmottes bien peu à l’aise devant nos capots agressifs !

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Petite route italienne. Plus haut, nous n’avons plus osé prendre des photos en roulant...

Le rallye dans cette partie Italienne, devient très « montagne », les routes sont particulièrement étroites et ne sont bordées de pratiquement aucune protections. Certaines viennent seulement d’être déneigées par l’organisateur lui-même et à coups de pelles courageux, nous longeons d’ailleurs à pas mal d’endroit de hauts murs de neige qui attestent que l’histoire de ces dégagement à l’huile de bras qu’ils nous ont racontés n’étaient pas une blague.

Nous passons plusieurs sommets à plus de 2.OOO mètres, les descentes annoncées comme « difficiles et dangereuses » par bibendum se succèdent.

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La BMW pose problème, Mathieu VOGTS prend des risques pour réparer

A la fin de celle du sanctuaire de Santa Anna, la BM montre d’ailleurs ses limites, brusquement, juste au freinage d’une épingle, sans prévenir, pas la moindre odeur ou le moindre autre symptôme, la pédale de frein s’enfonce jusqu’au plancher !

Panique... coup de frein à main... rétrogradage musclé... chance... nous arrivons quand même en bas sans plonger dans le vide, Dieu merci !

J’ai cru longtemps que c’était l’abandon, même si nous n’aimons pas cela, il faut bien reconnaître que terminer un rallye de cette ampleur sans freins est impossible.

Mathieu Vogts qui fait notre assistance, co-piloté maintenant par Joseph Lambert dont la Fiat a rendu l’âme hier, tente de nous rassurer par GSM
 « C’est le liquide de freins qui a eu chaud, cela va revenir ! »

Effectivement, après dix minutes de repos et tous les contrôles qu’on a pu faire, la pédale retrouve sa dureté...

Nous décidons de repartir mais ce n’est pas raisonnable car nous ne subissons pas une panne de freins « normale ». En principe ce genre de problème s’annonce mais ici rien... pédale à fond puis c’est tout !

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Chavan à 4 pattes : la Fiat rend l’âme

La journée est encore très longue, nous reprenons notre rythme et arrivons même, comble des combles, à faire nos meilleurs temps... comprenne qui pourra.

Il est vrai que dans « ces pièges Italiens » les moyennes sont relativement basses, ceci expliquant probablement cela.

Nous enchaînons ainsi quatre RT en Italie pas très rapides mais sportives.

L’organisateur n’a visiblement pas envie de nous envoyer dans le décor, ni de nous laisser tuer des cyclistes, avec le recul, nous l’en remercions.

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Cockpit d’avion de chasse ? Non, tableau de bord de la Fiat 500 de Jean FERRY

Nous finissons par rentrer en France par le col de l’Agnello à 2.744 mètres d’altitude indiqué par Michelin comme « passage incertain » !

Et ce n’est pas fini... avant le contrôle de regroupement de Briançon, nous franchissons encore l’Izoard à plus de 2.3OO mètres d’altitude. Attention, à côté des cols Italien, ce « géant du tour de France » apparaît vraiment comme de la petite bière !

La brave BM n’en veut vraiment plus...à un moment, elle commence à accélérer toute seule dans les virage à gauche, comme elle fait quand même plus de 15O cvs, c’est assez surprenant, elle nous tire deux fois tout droit sans rien toucher.

Heureusement, là, dans une zone plus civilisée notre assistance arrive à nous rejoindre alors que nous claudiquons sur le routier.

Mathieu est génial... il arrive à fixer le moteur avec une simple sangle en nylon qu’il faudra resserrer à chaque occasion.

Plus de freins, plus de support moteur et... on continue, cela devient de l’acharnement.

Il reste trois spéciales, longues et montagneuses dont l’étape 17 qui emprunte la plus haute route d’Europe via les cols de Restefond et de la Bonnette à 2.8O2 m.

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La haute montagne approche

Evidemment qui dit monter dit descendre, c’est là que la BM nous angoisse... Enfin, après plus de 6okms de liaison à travers le Mercantour, nous rejoignons Saint Martin entiers... ouf mais ce n’es pas fini !

Mathieu Vogts contrôle tout, sangle le moteur, vérifie les niveaux mais ne sait rien faire pour les freins, il est quand même très gentil puisque après tous ces travaux et bien tard dans la nuit, il nous parle comme à des enfants.
 « Il faudra être prudent les gars ! »

Merci papa... dodo !

Dimanche 11/O6/O6 La cerise sur le gâteau !

Il reste toute une matinée de rallye...

Trois étapes s’offrent à nous, les plus dures et les plus rapides même si elles se déroulent à des altitudes relativement modestes par rapport aux sommes que nous avons fréquenté la veille.

Le première UTELLE est en pointillés rouge et blanc sur la carte, cela promet !

Très étroite, terre-asphalte, super gaie, on en oublie même nos ennuis divers puisque nous prenons 34 secondes d’avance par « distraction divine », c’est une manière de nous remonter le moral mais ce n’est pas très sérieux !

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Fiat 124 Spider de Chavan - Lambert

En tous cas, 33 kms de plaisir absolu où la BM se donne à plein cœur dans ces virages très serrés mais pratiquement exempts des fameuses épingles Alpines.

La seconde, c’est TOURNEFORT, un trou normand, qui ne porte pas mal son nom.

Enfin la cerise sur la gâteau, ILONSE, l’étape du Monte moderne où Sébastien Lob est sorti dans un trou profond dont on a mis plusieurs heures à retirer sa voiture.

C’est une étape vraiment magnifique où nous nous laissons aller, à tenter d’imiter notre idole.

Emportés par notre fougue, nous nous payons 24 secondes d’avance « pour le plaisir » était ce l’influence de LOB ou bien tout simplement une envie de nous laisser aller à lui ressembler ?

En tous cas, nous n’allons quand même pas jusqu’au bout de notre imitation, nous ne sortons pas dans « son » virage mais la BM s’y met bien de travers en crachant son nuage de poussière. Une Lancia Espagnole que nous avons dépassée en garde encore le crasseux souvenir...

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Rock’n roll attitude en Italie

Arrivés en bas, nous retrouvons une vallée civilisée où nous attend l’assistance. Tout s’est bien passé, nous redémarrons vers Saint Martin à une trentaine de kilomètres en liaison et... notre Bavaroise décide de perdre à nouveau ses freins... pédale au plancher sans prévenir, il était plus que temps que cela finisse pour nous et surtout pour elle.

Les pénalités routières ne sont pas appliquées...

A la remise des prix, c’est la surprise... la pochette surprise !

Comme souvent, les résultats son proclamés ex cathedra, devant un public médusé qui ne comprend pas grand chose mais, bon enfant, ne se plaint pas.

Les explications seront fournies plus tard : les pénalisations routières n’ont pas été appliquées pour trouver un arrangement avec les préfectures et ne pénaliser que sur les secteurs de régularité...

C’est simplement dommage que l’explication n’a pas été donnée plus tôt, en réalité, il faut reconnaître que le règlement n’a pas été appliqué...

Pour le reste, nous comprenons qu’il est de plus en plus difficile d’organiser de vrais rallyes pour grands garçons en devant jongler avec les autorisations préfectorales et une multitude de critères sécuritaires souvent antinomiques avec un sport où, quand même, ce sont de véritables voitures de courses et non de promenade, qui se bagarrent comme des charretières pour faire un résultat d’ordre purement sportif et non « touristique ».

Tout cela n’est pas facile, peut-être faudrait-il faire plus d’étape de nuit dans toute cette grande montagne où on ne dérange personne sauf peut-être quelques marmottes. Les moyennes pourraient ainsi être poussées au maximum du règlement comme au « Vivarais » avec quelques risques en plus pour les concurrents qui sont quand même volontaires pour le frisson mais plus aucun pour les fameux riverains et autres cyclistes dont les édiles semblent s’occuper avec tant d’acharnement et de démagogie.

En tous cas pour ce qui concerne le rallye et son itinéraire tout a été parfait. Jean Pierre Di Rosa et sa troupe sont de vrais amateurs de Montagne, ils l’aiment cette montagna et cela se sent à plein nez.

En arriver à dégager à la pelle un col pour que « leur » rallye puisse passer démontre à suffisance leur passion.

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La plus haute route d’Europe : La montagna è bella !

Ils nous ont permis de découvrir, surtout en Italie, des coins incroyables, qu’ils en soient remerciés.

Par contre, c’est bien dommage que le classement soit susceptible à être critiqué, uniquement, probablement suite à un manque de communication. Ne serait-il pas possible que des classements détaillés soient régulièrement distribués ne fut ce que pour permettre aux équipiers d’ajuster le tir en cour d’épreuve ? C’est aussi toute la crédibilité du Challenge Européen qui est mise en cause, la plus grande vigilance s’impose donc si l’on veut, à ce niveau là aussi, éviter l’effet « pochette surprise » !

Classement, les Espagnols dominent

C’est finalement la belle Porsche des Espagnols GRANDE et FERNANDEZ qui l’a emporté devant la Lancia Fulvia HF de PEREZ et GONZALEZ, les premiers Français sont les très motivés François LALONGE et Nadine BRULANT qui ont mené leur Innocenti Cooper 13OO à la troisième place. Ils ont bien joué dans leur jardin et le belle Nadine s’est rattrapée avec élégance et plein sourire de ses problèmes du Vivarais. Les premiers Belges sont José Lareppe et Freddy Paul, classé onzième , notre BM est finalement arrivée en vingt cinquième position, pas trop mal pour une estropiée déraisonnable.

Nous avons aussi appris que nous sommes en tête du classement provisoire de l’European classic trophy, en route donc pour de nouvelles aventures Drome Légende, Boucles de Francorchamps , Pac et pleins d’autres... la vie n’est pas un long fleuve tranquille pour les rallymen !

La BM, rentrée en Belgique, subit actuellement un bon lifting pour être prête à assumer son nouveau statut, elle vendra chèrement sa peau, à bon entendeur salut... et vivement la suite !

Raymond Collignon.

 Classement Général Ronde Historique de Saint Martin Vésubie 2006
 Vous retrouverez également tous les classements en détail par étape spéciale sur Patrick Soft suivez rubrique Direct->rallye->Ronde de St Martin Vésubie

 Website Saint Martin Vésubie
 Informations participation 2007 : jp.dirosa@numericable.fr


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