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Rallye d’hivern 2006, Sans hiver en Catalogne !

dimanche 14 janvier 2007, par Raymond COLLIGNON

Rallye d’Hivern : 15 - 16 - 17 décembre 2006



S’il y a bien un rallye que nous nous réjouissions de faire, c’était ce rallye d’hivern en Catalogne.

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Alex ROMANI aux commandes

Nous avions déjà goûté en mars 2OO6, sans grands résultats, aux plaisirs du Costa Brava cette si belle épreuve aussi dure que sportive, elle aussi organisée par Alex Romani.

En plus, nos savants calculs nous apprenaient que si nous faisions un bon résultat dans ce rallye, nous avions encore une chance de monter sur le podium du Challenge Européen de Régularité, le concurrent de l’European Classic Trophy où nous avions déjà été classés second ( on prend malheureusement goût aux honneurs...)

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Les beaux "derrières" des Integrales ...

Ces deux bonnes raisons nous avaient donc poussés à faire ce long déplacement par la route pour Adrien et Mathieu par les airs pour le chanceux pilote (merci Ryannair !).

GIRONA nous attend.

Girona est toujours aussi belle endormie en sa Catalogne.

Par pulsions, son vieux centre Historique, ses bistrots, ses restaurants s’animent quand le soleil se couche entre la Costa Brava branchée d’un côté, les montagnes sauvages de l’autre...

C’est ici qu’Alex organise les deux rallyes les plus atypiques et probablement les plus dures de ce championnat de régularité.

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Une Lancia 037 pour la frime

Ce qui les unis c’est qu’ils sont tracés entre Pyrénées et Méditerranée, à la morte saison, profitant ainsi de nuits très longues pour faire la part belle au pilotage nocturne sur des routes quasi désertes et souvent très glissantes.

En plus, la navigation peut aussi se compliquer. Cela permet aux équipiers, la lampe au front comme des mineurs, de prendre aussi leurs pieds. Il doivent déjouer les pièges du road book, contrôler les moyenne, ne pas s’énerver...tout en étant secoués comme des pruniers dans les belles vieilles, souvent à la dérive !

Cette partie de l’Espagne a le secret pour avoir des routes toujours glissantes même sans givre et sans pluie.

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Les routes glissantes sous la pluie

José Lareppe nous demande : « Mais qu’est ce qu’ils font à leurs routes pour qu’elles glissent comme cela ? »

Effectivement dès les premiers mètres du rallye, nous avons compris, il suffit d’effleurer les freins pour se retrouver roues bloquées !

Pourtant, c’est sûr, il fait plus de Zéro degré, le phénomène est purement physique, probablement un combiné de température, d’humidité, et de revêtements fortement usés...

Plus de 8O Voitures et quatorze motos au départ !

Autre particularité des rallyes d’Alex Romani, il accepte les motos au départs ! Là, nous avons a affaire à de vrais sportifs car ils sont amené à parcourir le même itinéraire que les voitures et... aux même moyennes !

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les motos HOYASUKA à mécanique DUCATI sont au départ. Il semblerait que c’est un petit fabricant catalan qui est à la base de ces réalisations.

Compte tenu des difficultés du rallye par bon temps, on ose à peine imaginer ce que cela pourrait être en conditions hivernales.

Pourtant, en principe ce rallye porte bien son nom. Le règlement prévoie tout : chaînes obligatoires dans le coffre et voitures marquée au départ en fonction de l’équipement pneumatique...

Plus de 8O très belles voitures sont au départ, toutes chaussées de pneus d’hiver à lamelles. Il y a là une majorité d’amis Espagnols mais aussi pas mal de Français et deux Belges toujours en lisse pour le classement du challenge Européen.

José Lareppe est venu par la route avec Eddy Borremans, l’organisateur du Pac qui se transforme pour deux jours en équipier de luxe. Nous retrouvons aussi beaucoup de Seat, Alfa, Fiat, Lancia etc, nous sommes très au sud et cela se sent rien qu’en voyant le plateau peu nordique et moins germanique que d’habitude.

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Toyota Célica au départ

Comme au COSTA BRAVA, le départ se sonne de minute en minute dans l’après-midi bien entamée. Nous recevons un petit sachet de nourriture et deux bouteille d’eau, Alex a prévenu, « ce n’est pas un rallye pour manger, c’est un rallye de sportifs... »

Effectivement, nous avons vite compris. Dès la sortie de GIRONA, nous attaquons un très belle spéciale très glissante dans les sous bois Catalans. Ce n’est pas évident de s’y mettre tout de suite surtout que nous sommes en terre inconnue et sur routes ouvertes. Heureusement, il n’y a pas trop de circulation et rapidement, la nuit tombant, nous prenons notre rythme.

La plupart des étapes spéciales sont empruntée au rallye CATALOGNA ainsi en est il de celles de Cladells, d’Osor de Bonmati etc...

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La réparation suite aux sorties de route. Ambiance, ambiance

Ces noms ne nous disent pas grand chose mais une seule chose est évidente, cela glisse et cela tourne tout le temps ! En plus, les moyennes sont toutes au maximum... quand elles sont connues. En effet, l’ organisateur innove un nouveau système en distribuant aux équipiers des tables pré calculées où ne sont indiqués que les temps de référence par rapport au kilométrage. C’est un bon système car il met aux oubliettes les cadenceurs de toutes sortes, absolument inutiles dans ces conditions.

Il faut « sentir » le rythme, la moyenne change sans prévenir accélérant brusquement puis ralentissant sans prévenir...

Dans d’autres spéciales, il y plusieurs changement de moyenne.

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José Lareppe dans la nuit

Les équipiers doivent être très concentrés... certains comme Eddy Borremans et Jean Pierre Di Rosa en font vite les frais, confondant ou en inversant des chiffres ou des colonnes...

Les pilotes, eux, se paient quelques frayeurs.

Hélas pour les belles mécaniques, il y a pas mal de sorties de routes. Dans les parcs d’assistance, cela rappelle une autre époque. A la lumières des lampes halogènes, les mécano redressent les tôles, ajustent tant bien que mal les phares en râlant sur leurs pilotes trop impétueux !

Franchement, heureusement qu’il n’y a pas de neige..., je ne sais pas comment on pourrait passer alors que comme cela, c’est déjà tout juste.

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Raymond COLLIGNON à l’arrivée d’une spéciale. Adrien, où est la route ?

Le rallye de plus en plus dur traverse les Pyrénées pour aller en France :

Il est plus de 23 heures quand nous passons la frontière Française juste après le village de Tapis. Nous nous dirigeons vers Amélie les bains sur des routes Françaises beaucoup plus dégradées .

Les étapes de Corsavy et le Tech font à nouveau beaucoup de dégâts, la belle Alpine des Français CHIANEA y abandonne à son tour suite à sortie de route.

Dans l’une de ces spéciales, nous rattrapons deux Vespas, c’est incroyable de les voir se démener avec leurs machines. En plus, nous devons les dépasser si nous voulons tenir nos moyennes ; cela tient de l’exploit pour eux comme pour nous sur ces routes très étroites.

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pilotes de Vespa bien épuisés, mais quel exploit d’arriver au bout

Chapeau bas en tous cas à ces sportifs de haut niveau qui arrivent à se coller le long du rocher tout en gardant gaz à fond pour laisser passer nos hurlantes berlines...

LES MOTOS ROULENT PAR PAIRES pour des raisons de sécurité. Il y a deux concurrents par numéro, ils doivent rester en permanence ensemble, élémentaire prudence et certainement le meilleur système d’auto- protection...n’oublions pas que, eux aussi sont en secret dans la nuit la plus profonde.

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les motos toujours groupées par deux, sécurite oblige.

Evitant Perpignan, nous regagnons l’Espagne par le COL D’ARES, la nuits est déjà très entamée et pourtant la première étape de ce rallye est encore longue...

Encore quatre spéciales et nous regagnons GIRONA bien après trois heures du matin. Les rescapés sont heureux mais la fête n’est pas finie car dans quelques heures, il faudra repartir pour la dernière matinée de plaisir.

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Une Vespa full équipement pour le secret avec sa réserve d’essence pour la nuit

Dimanche 17 décembre, c’est reparti !

En réalité, il reste une centaine de kilomètres à faire dont la moitié en spéciales. Cela n’est pas si simple même si les trois spéciales ont déjà été parcourues en majorité la veille. La concentration reste de mise malgré la fatigue, les heures de sommeil n’ont pas été nombreuses. La bonne nouvelle est que nous sommes classés quatrième au général, José Lareppe est quinzième. En tête, les Espagnols BREUER-PERADALTA mènent une très moderne CELICA. A ce sujet, il faut bien s’y faire mais les voitures des années 6O deviennent dans ces épreuves des dinosaures préhistoriques, ne parlons pas des plus vieilles qui deviennent vraiment l’exception et ont bien du mal à suivre le train.

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FIAT 124 coupé Sport

Finalement, vers 14 H, ce très beau rallye se termine !

C’est vrai que nous n’avons pas beaucoup dormi ni mangé mais la fête, c’est après l’arrivée... Remise des prix au champagne Espagnol, avec repas délicieux et vins superbes, c’est l’Espagne qui pousse en nous sa corne ! Après 6OO Kms de rallye dont 273 de spéciales à plus de 6O % de nuit, la troupe rescapée est particulièrement heureuse. Tout le monde a son histoire à raconter et ne s’en prive pas en voyant danser une belle Andalouse qui nous raconte, elle, l’ histoire avec ses jambes.

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Carlo FIORITO remporte le Challenge

Le classement n’a pas été profondément modifié par la dernière matinée, 7O voitures sont quand même classées, notre BM est quatrième précédée de l’Autobianchi de FIORITO de la Fiesta Espagnole des TALLADA et la Célica de BREUR-PERADALTA qui ont dominé de bout en bout.

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Les Belges à l’arrivée.

CHALLENGE EUROPEEN DE REGULARITE : PARI REUSSI !

Le très régulier FIORITO gagne aussi ce challenge devant le Belge José Lareppe, nous sommes classés troisième, pari réussi donc, qui aurait cru, avant le rallye qu’une telle réussite nous attendait.

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Les lauréats du Challenge européen très heureux.

En attendant, nous ne pouvons que conseiller à tous nos amis, férus de voyages et d’aventures, de participer à ce genre d’épreuve. Bien entendu, c’est loin mais les budgets sont relativement limités par rapports aux grandes épreuves et le compromis « prix-plaisir- dépaysement » est imbattable.

LES EQUIPIERS BIENTÔT CLASSES SEPAREMENT ?

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Adrien et ses coupes !!

L’année prochaine, une certaine injustice sera réparée pour les équipiers qui seront classés, je l’espère, séparément dans les classement Européens. Ce sera une très bonne chose car personne ne peut nier leur indispensable présence dans ce genre d’épreuves où c’est l’équipage qui gagne.

Voiture- Pilote- Equipier voilà le vrai trinôme gagnant !

Raymond Collignon.

CLASSEMENTS
 1er Stéphan Breuer/Jordi Peradalta, Toyota Celica
 2è Tallada/Tallada, Ford Fiesta 1300
 3è Carlo et Luigia Fiorito, Autobianchi Abarth A112
 4è Raymond Collignon/Adrien Felot, BMW 2002 Ti
 5è Ernest Bilberta/Victor Sabatés, Alfa Romeo Giulia GT

Podium définitif du Challenge Européen 2006
 1er Carlo Fiorito (Ita)
 2è José Lareppe (B)
 3è Raymond Collignon (B)

 Club Rally Classics.org
 Pça.Paisos Catalans, 47
 08410 Vilanova del Vallés
 BARCELONA
 Tel. 0034 93 845 86 30
 Fax 0034 93 845 85 44
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