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DES LARMES DE JOIE A L’ARRIVEE A BRUGES ...

mardi 25 septembre 2007, par Invité.

2ème LCF-ROTHSCHILD BELGIUM CLASSIC - 8 & 9 sept 2007



Le LCF-Rothschild Belgium Classic propose ce petit quelque chose en plus dans le monde des rallyes de régularité. Tout comme les autres rallyes de régularité du plus haut niveau, son but principal est d’offrir aux amateurs une palette de voitures anciennes très exceptionnelles. Mais les organisateurs ne se limitent pas à cela et essaient chaque année de relier deux villes très spéciales. Le patrimoine historique et artistique y joue un rôle prédominant.

L’an passé le LCF-Rothschild Belgium Classic a démarré à Bruxelles, capitale de l’Europe, au Palais des Colonies à Tervueren, et a relié deux villes qui ont porté le titre de Capitale Cuturelle de l’Europe, c’est à dire Lille (F) et Bruges. Cette année les participants ont honoré deux villes qui ont joué un rôle important dans l’évolution industrielle de la voiture en Belgique, c’est-à-dire Liège et Anvers.

Le samedi matin l’arche de départ attendait les participants dans la cour intérieure du Palais des Princes Evêques à la Place St Lambert. Mais le vendredi après-midi déjà les contrôles administratif et technique avaient lieu au domaine du Château des Thermes à Chaudfontaine où se tenait en même temps un ‘Concours d’Elégance’, autrement dit un concours de beauté pour voitures. En plus des voitures qui participaient au 2ème LCF-Rothschild Belgium Classic quelques 15 voitures très exceptionnelles y sont venues pour concourrir.

Le vainqueur de la catégorie des voitures ne participant pas au rallye fut la très sensuelle Ballot de l’enjoué André Plasch.

Dans la catégorie des voitures partipant à la course, le jury a choisi l’élancée Bugatti 57 C à carrosserie Avaris, Letourneur & Marchand de 1939, conduite par Albert Lemaire. La deuxième place revint à l’ Aston Martin DB 6 Volante de 1966 du Français Jean-Marc Grison, un nom connu dans les rallyes historiques, et son co-pilote Michel Vandamme.

Samedi matin

86 véhicules historiques exclusifs se sont donc rassemblés le lendemain matin sur la place intérieure du Palais des Princes Evêques dans le centre de Liège. 86 petits bijoux de l’évolution industrielle qui allaient entreprendre un voyage de deux jours, presque exclusivement sur territoire belge. Le roadbook les mèneraient de Liège par Engis, Villers, Roloux, Momallen et Oray par Heers vers Lanaken où le déjeuner était servi dans le restaurant La Butte aux Bois niché dans un écrin de verdure.

Les premiers kilomètres ne furent pas faciles pour tous. La Bugatti de Lemaire/Thonon connu des problèmes de démarrage et la Porsche 911 de Benedict Bleyaert fut confrontée peu après le départ avec une pédale de gas cassée. Michel Leempoel qui devait rouler sur une Porsche 911 changea d’avis et se présenta avec une 356. Le français Christophe Limouzin eut de la chance. Le train avant de son Adler Type 10 Karmann Cabriolet de 1938 commença a faire de bizarres petits sauts de côté. Christophe sauta de sa voiture et découvrit que ... 3 des 4 écrous de sa roue avant gauche étaient défaits et qu’il était sur le point de perdre sa roue avant.

Ronald Crijns et Reinhilde Dehandschutter de Mortsel sentirent que le pont arrière de leur voiture commençait à faire des siennes et décidèrent de rouler en ligne droite de Lanaken vers Anvers pour ne pas se trouver confrontés en route avec des dégâts non réparables et devoir renoncer au reste du rallye. La Austin-Healey de Hubert-Koch consommait trop d’énergie de l’accu et les conducteurs eurent peur que leur installation électrique ne rende l’âme. La Triumph TR de Gigot-Defays semblait pouvoir pouvoir tenir 100 ans sans problèmes mais en changeant de vitesse, le pilote eut tout à coup le pommeau du changement de vitesse en main. Et c’est à ce moment qu’on se pose des questions …

La belle E-Type de De Poorter-Verrecke de 1964 eut des problèmes d’embrayage tandis que la sportive AC Ace Bristol de britanniques Colin et Linda Pearcy avait un échappement tellement bas qu’il touchait régulièrement le sol et que le pilote eut peur de ne pas arriver à Lanaken. Toutefois… il était à Anvers le soir. Les autres britanniques, Richard et Ann Clarcke, ont eu des problèmes électriques sur leur 911 de 1966 et Bray-Sparenberg durent arrêter leur Jaguar E-Type de 1966 pour nettoyer leur carburateur. La Triumph TR5 de 68 de Galand-Van Laethem commença à avoir des problèmes avec la boîte de vitesses.

Quatre équipes s’observent pour la victoire finale. Semet-Semet (MGA 1960) n’ont que 6 points de pénalité, De Jonge-Roesems (Jaguar XK 150 S OTS de 1960) un petit point de plus, l’équipage belgo-britannique Van Esbeeck-Johnson (Austin Healey 3000 MkI de 1961) ont 8,03 points et finalement le couple luxembourgeois Schmitt-Chiapolino (Triumph TR de 1959) ont 9,83 points. Mais les britanniques Roberts-Roberts (Mercedes 230 SL 1965) et de Mey-de Mey (Bentley 4 ½ Tourer 1927) ne sont pas loin. Ces derniers sont donc provisoirement en tête du classement des pre-war et les trois classes du rallye sont ainsi représentées. Michel Hermans (Austin Healey 3000 MkI 1962) était à ce moment 7ème. Martine Hermans–Pascale Van Lierde (dans une très belle TR250) étaient, en 34ème position, le premier équipage féminin.

A ce moment, en plus de Philippe Rosy avec sa Bentley 3.8 Tourer de 1937, deux abandons officiels étaient enregistrés : Coeme-de Rochelée (Austin Healey) et le journaliste Xavier Daffe (casse du câble d’accélérateur sur la Porsche 911 de 1966). Un autre journaliste auto Benoît Galand, avec la navigatrice Hilde van Laethem (Triumph) ne reprendraient pas non plus le départ l’après-midi sur casse de la boîte de vitesse. Ils avaient déjà du parcourir les derniers kilomètres uniquement en deuxième. Daffe-Willems rejoindraient cependant quand même Anvers, mais avec une autre voiture.

Les RT3 et RT4 furent annulées par l’organisateur Jean-François Devillers. Une compétition cycliste locale aurait empêché le déroulement normal de ces regularity tests et les participants ont donc, de Roloux, directement rejoint Lanaken. Mais pas de panique, 4 nouvelles RT les attendaient dans l’après-midi.

Samedi après-midi

Etonnant comme les anciennes voitures avalent les kilomètres si on leur accorde un peu d’attention et que l’on vérifie les pneus, les niveaux et les freins avant le départ. Eyben-Deraymaeker, voiture n° 1, se retrouvèrent sans tripmaster ni compteur kilométrique à causes des vibrations et durent s’arrêter pour revisser le bouchon d’huile du réservoir en cuivre qui se trouve à droite devant le marchepied.

Peu de casse dans l’après-midi. Les plus malchanceux furent Hermans-Hault qui se rangèrent sur le bas-côté suite à un bruit inquiétant dans le haut moteur de leur Austin Healey ; ils virent ainsi s’envoler tous leurs espoirs alors qu’ils auraient encore pu concourir pour un podium.

La belle Talbot Lago T14LS Coupé Special (1956) perdit du temps avec un câble d’accélérateur bloqué et Hendricks-Larou (la sportive Delahaye 135 MS 1936) restèrent pas moins de 12 minutes à l’arrêt pour changer un pneu qui s’était dégonflé. Moerenhout-Dardenne (Ferrari 250 GT Pininfarina) ainsi que De Poorter-Segaert (Jaguar E-Type 1964) ont du se battre tout le temps avec un embrayage qui refusait parfois de fonctionner.

Van-Dijk-Van Dijk (une exceptionnellement belle Mercedes Benz 540 K Sport A 1937) trouva le parcours trop dur pour sa voiture et reviendra l’an prochain avec une voiture plus légère. Les français Berling-Toulemonde (Triumph TR4 1964) ont également pris du retard à cause d’une boîte de vitesse de plus en plus récalcitrante.

Ils allèrent ensuite par As et Opoeteren vers Ellikon, Peer, Mol et Achterlee pour rejoindre le centre d’Anvers par une étape de liaison. La dernière partie ne se déroula pas toujours sans mal étant donné que les moteurs des anciennes voitures ne sont pas faits pour affronter les embouteillages.

Dimanche

Le règlement permet aux concurrents qui ont malheureusement du abandonner sur bris de véhicule le samedi de se présenter au départ du dimanche avec une nouvelle voiture, bien que cela leur coûte un nombre certain de points de pénalité. Galand-Van Laethem ont ainsi échangé leur Triumph TR5 pour une Ford Mustang et Philippe Rosy nous a permis d’admirer une imposante Rolls-Royce Silver Ghost de 1924 qui a appartenu à un champion de speedboat français.

Tout commença avec la voiture 1, la Sunbeam Tourer qui perdit un garde boue tandis que le plancher se détachait l’après-midi. La lourde Adler ne voulait pas démarrer et l’équipage du pousser la voiture en marche. Gloria Corrobio di Corrobio, qui sont de manière générale aux premières places, se perdirent plus bas dans le classement pour une petite faute dans une RT. Janssens-Clement, avec la mignonne Bugatti 40 de 1929, durent abandonner l’an passé mais on relié Bruges cette année.

La belle 1959 AC Bristol de 1959 de Mestdagh-Mestdagh fut poussée de la route par un tracteur mais les Gentlemen Drivers se sont montrés sous leur meilleur jour et ont sorti le véhicule de sport britannique du fossé en unissant leurs forces. Grison-Vandamme, avec la belle Volante, durent s’arrêter plusieurs fois pour cause de problèmes d’arrivée d’essence. Et l’autre sportive britannique, la MG TF de 1954 de van Steenhout-Vink, perdit une heure à cause d’un filtre à huile déchiré.

Le Burg à Bruges était baigné de soleil et les photographes se pressaient autour de l’arche d’arrivée quand les premières voitures arrivèrent sur la place. Les rangées de spectateurs s’épaississaient et les applaudissements étaient nourris. Van Eesbeeck-Johnson virent leur avance diminuer peu à peu mais à l’arrivée, ils totalisaient néanmoins un peu plus de 6 points de moins que leurs rivaux. De Jonge-Roesems prirent pas moins de 10 points dans la RT 9 mais terminèrent cependant en troisième position. Soulignons encore la belle course et la quatrième place de Jeffrey Van Hooydonck et Philippe Quatennens, première dame Cherian Roberts à la deuxième place et le premier équipage féminin Martine Hermans-Pascale Van Lierde à la 41eme place. La première Post-war est la Sunbeam Tourer de 1925 de l’équipage Eyben-Deraymaeker, c’est à dire la plus ancienne voiture de tout le lot ! 72 voitures ont atteint la ligne d’arrivée.

L’organisateur Trajectoire Organisation a à nouveau signé un événemant sans faille.

Website : LCF-Rothschild Belgium Classic

Les photos d’Eddy Coppée ...

RESULTAT

 1. van EESBEECK Michel / JOHNSON Brian 1e Classic 41.12 ptn

 2. ROBERTS Cherian / ROBERTS Stephen 2e Classic 47.42

 3. de JONGE Patrick / ROESEMS Vera 1e Post-War. 48.00

 4 . VAN HOOYDONK Jeffrey / QUATENNENS Philippe 3e Classic 55.40

 5. SEMET Bernard / SEMET François 2e Post-War 56.00

 6. REITER Marc / SCHOBBENS Christiane Classic 84.00

 7. MESTDAGH Eric / MESTDAGH Anne-Sophie 3e Post 103.37

 8. CLARKE Richard / CLARKE Ann Classic 124.20

 9. SCHMITT Alex / CHIAPOLINO Maria Post-War 131.07

 10. BRAILLARD Willy / BRAILLARD Alexia Classic 137.50, etc.

Le résultat complet est disponible sur LCF-Rothschild Belgium Classic

Communiqué Axi Press


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